Accueil > Cyber Culture > Tchernobyl

Tchernobyl

mardi 3 avril 2007, par Flo.®

Le 26 avril 1986, l’explosion du réacteur numéro quatre de la centrale de Tchernobyl en Ukraine a causé le plus grave accident nucléaire de l’histoire. On estime que cette catastrophe a provoqué des dizaines de milliers de morts, atteints de divers cancers, notamment de la glande thyroïde. Quinze ans plus tard, le bilan final n’est pas encore connu et la population des environs reste profondément marquée. De la tragédie à l’oubli : rappel de ces événements qui ont secoué le monde en 1986.


Que s’est-il passé ? Suite à une erreur humaine, une violente explosion a soulevé dans les airs la dalle supérieure du réacteur, pesant 2000 tonnes. Une partie du cœur du réacteur a été pulvérisée et projetée sur les bâtiments voisins, libérant une énorme quantité de poussières et de gaz radioactifs. L’incendie a duré dix jours. On a évacué tous les habitants dans une zone de 30 kilomètres de diamètre autour de la centrale, et créé une zone interdite. Mais la radioactivité ignore les zones interdites. Les retombées se sont faites par taches, sur un territoire s’étendant bien au-delà de la zone interdite. Elles ont touché de larges parties de l’Ukraine, la Biélorussie et la Russie.

JPEG - 80.7 ko

Dans ces territoires, l’environnement est contaminé. Mais ce qui est le plus dramatique, c’est l’impact sur la santé humaine. Les radiations de Tchernobyl ont rapidement causé des cancers de la thyroïde. Ce sont surtout les enfants et les adolescents qui ont été atteints. Au total, les Nations unies avancent le chiffre de 11 000 cas. Souvent, on a pu les opérer. Mais ces jeunes, touchés en plein développement, en subiront des séquelles toute leur vie.

Toutefois, ce serait une erreur de penser que seule la glande tyroïde a été touchée. Les radiations ont affecté tous les organes des millions de personnes qui y ont été exposées. Dans les mois et les années qui ont suivi, des maladies des systèmes digestif, pulmonaire et sanguin, notamment, se sont déclarées chez ces personnes. Mais ce n’est pas fini. Certains chercheurs s’attendent à une poussée des cancers qui se manifestent à très long terme - notamment les leucémies.

Les autorités d’Ukraine estiment aujourd’hui que 15 000 décès sont directement attribuables aux retombées de Tchernobyl. Par ailleurs, on s’attendait à des malformations chez les nouveau-nés dans les régions affectées. On a plutôt constaté une forte augmentation de la stérilité et des avortements spontanés parmi les couples en âge de procréer.

Toutefois, globalement, la situation environnementale s’est beaucoup améliorée. Une bonne nouvelle a été la désintégration des éléments radioactifs, un phénomène naturel.
La plus grande quantité de radiations provenait de l’iode 131, un gaz dont la masse diminue de moitié tous les huit jours. Au bout de quelques semaines, il n’en restait pratiquement plus. Quant aux éléments plus durables, comme le césium, au bout d’un an, la moitié de la dose initiale avait disparu. Après 10 ans, 80 % avait disparu. D’ici 30 ans, le niveau sera proche du bruit de fond naturel.

JPEG - 37 ko

On estime donc que la plupart des zones contaminées retrouveront d’ici une dizaine d’années, un niveau de production agricole à peu près normal, sans risque de contamination radioactive. Seule la zone de 30 kilomètres autour de la centrale demeurera interdite.
En décembre dernier, le président Kouchma officialisait en grandes pompes la fermeture définitive du dernier réacteur encore en opération à la centrale de Tchernobyl. Il reste que l’état du bâtiment qui recouvre le réacteur accidenté, le sarcophage, pose de sérieux problèmes.
Construit à la hâte dans les mois qui ont suivi la catastrophe, il menace aujourd’hui de s’effondrer, exposant à l’air libre 160 tonnes de combustible hautement radioactif. Il faudrait le rebâtir, mais personne ne s’entend sur la manière de procéder.
Quinze ans plus tard, plusieurs millions de personnes vivent toujours dans l’ombre de Tchernobyl. L’accident nucléaire d’avril 1986 aura bouleversé leur vie à tout jamais.


La progression du nuage radioactif :

Le 1 mai 86 le nuage atteignit la France, l’information resta assez flou et les autorités dépendant du Ministère de la Santé minimisèrent un peu les effets (SCPRI :Service central de protection contre les rayonnements ionisants) ou tardèrent à reconnaître le passage du nuage. Il est vrai que dans d’autres pays d’Europe ou une information massive fût faite, une certaine panique eut lieu : exemple des avortements en augmentation pour éviter des naissances d’enfants anormaux ce qui est irrationnel.

BMP - 2.6 Mo

Les conséquences à long terme semblent difficiles à évaluer. L’augmentation des cancers thyroïdiens chez les 10 –14 ans est passé de 0.13 à 0.47 pour 100000 entre les périodes 1975-83 et 1984 –1992, c’est un fait réel mais impossible à relier avec certitude à l’accident. Cette augmentation aurait commencé avant Tchernobyl, avant il y avait par exemple tous les essais nucléaires dans l’atmosphère. L’augmentation affecte aussi les adultes qui sont moins soumis à l’irradiation par l’iode ce qui tendrait à confirmer qu’il y a d’autres causes .La présence des radioéléments dans l’air du " nuage "est la première responsable des contaminations mais il ne faut pas négliger le fait que les radionucléides transportés par l’air se déposent sur les végétaux les rendant temporairement impropres à la consommation , puis aboutissent dans le sol où ils peuvent êtres absorbés par les racines et ainsi se propager dans la chaîne alimentaire ,cela pourrait-il expliquer le sanglier radioactif des Ardennes ou d’autres cas étonnants de champignons ou de plantes contaminées ?





Voir en ligne : Wikipedia.org

Répondre à cet article