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Le laser

mercredi 9 janvier 2008, par Petit poney

Laser est l’acronyme anglais de « Light Amplification by Stimulated Emission of Radiation » (en français, « amplification de la lumière par émission stimulée de rayonnement »). L’effet laser est un principe d’amplification cohérente de la lumière par émission stimulée. La plupart des amplificateurs optiques sont basés sur l’effet laser.


Une source laser est une source de lumière spatialement et temporellement cohérente basée sur l’effet laser. Par extension, on appelle laser une source de lumière basée sur l’effet laser. Descendant du maser, il s’est d’abord appelé maser optique. (MASER pour Microwave Amplification by Stimulated Emission of Radiation)

Une source laser associe un amplificateur optique basé sur l’effet laser à une cavité optique, encore appelée résonateur, généralement constituée de deux miroirs, dont au moins l’un des deux est partiellement réfléchissant, c’est-à-dire qu’une partie de la lumière sort de la cavité et l’autre partie est réinjectée vers l’intérieur de la cavité laser. Avec certaines longues cavités, la lumière laser peut être extrêmement directionnelle. Les caractéristiques géométriques de cet ensemble imposent que le rayonnement émis soit d’une grande pureté spectrale, c’est-à-dire temporellement cohérent. Le spectre du rayonnement contient en effet un ensemble discret de raies très fines, à des longueurs d’ondes définies par la cavité et le milieu amplificateur.

La finesse de ces raies est cependant limitée par la stabilité de la cavité et par l’émission spontanée au sein de l’amplificateur (bruit quantique). Différentes techniques permettent d’obtenir une émission autour d’une seule longueur d’onde.
Au XXIe siècle, le laser est plus généralement vu comme une source possible pour tout rayonnement électromagnétique, dont fait partie la lumière visible. Les longueurs d’ondes concernées étaient d’abord les micro-ondes (maser), puis elles se sont étendues aux domaines de l’infrarouge, du visible, de l’ultraviolet et commencent même à s’appliquer aux rayons X.

Fonctionnement

Un laser est fondamentalement un amplificateur de lumière (fonctionnant grâce à l’émission stimulée) dont la sortie est branchée sur l’entrée.
L’amplificateur est un ensemble d’atomes que l’on « pompe » au moyen d’une source d’énergie extérieure (par exemple avec un autre laser...).

Ces atomes peuvent alors se désexciter vers l’état n, en émettant des photons de fréquence autour de ωnn’. Ainsi un rayonnement de fréquence ω=ωnn’ passant à travers ce milieu peut être amplifié par des processus d’émission stimulée. Notons qu’il peut également être absorbé : il n’y aura amplification que si les atomes sont plus nombreux à être dans l’état n’ (susceptible d’émettre) que dans l’état n (susceptible d’absorber) : il est nécessaire d’avoir une « inversion de population ».

Le rayonnement sortant de cet amplificateur est rebouclé sur son entrée au moyen de miroirs, qui constituent une « cavité » (où la lumière est piégée). Bien sûr, un dispositif (comme un miroir partiellement réfléchissant) permet d’extraire de la lumière de ce système, pour obtenir le rayonnement laser utilisable. Ainsi un rayonnement initialement présent dans le système va être amplifié une première fois, puis rebouclé, puis réamplifié, etc. On peut ainsi construire un rayonnement extrêmement important, même à partir d’un rayonnement extrêmement faible (comme un seul photon émis spontanément dans la cavité).

On peut comparer ce processus à l’effet Larsen, qui se produit lorsqu’un amplificateur (la chaîne HiFi) a sa sortie (le haut-parleur) « branchée » sur l’entrée (le micro). Alors un bruit très faible capté par le micro est amplifié, émis par le haut-parleur, capté par le micro, réamplifié, et ainsi de suite... Bien sûr l’intensité du son ne croît pas indéfiniment (tout comme l’intensité de la lumière dans un laser) : l’amplificateur a des limites (il existe un volume maximum du son pouvant être produit). Notons que la fréquence du son émise par ce procédé est bien particulière, et dépend de l’amplificateur, de la distance entre le haut-parleur et le micro : il en est de même pour un laser.

Historique

Le principe de l’émission stimulée (ou émission induite) est décrit dès 1917 par Albert Einstein. En 1950, Alfred Kastler (Prix Nobel de Physique en 1966) propose un procédé de pompage optique, qui est validé expérimentalement par Brossel, Kastler et Winter deux ans plus tard. Mais ce n’est qu’en 1953 que le premier maser (maser au gaz ammoniac) est conçu par J. P. Gordon, H. J. Zeiger et Ch. H. Townes. Au cours des six années suivantes, de nombreux scientifiques tels N. G. Bassov, A. M. Prokhorov, A. L. Schawlow et Ch. H. Townes contribuent à adapter ces théories aux longueurs d’ondes du visible. Townes, Basov, et Prokhorov partagent le Prix Nobel de Physique en 1964 pour leurs travaux fondamentaux dans le domaine de l’électronique quantique, qui mènent à la construction d’oscillateurs et d’amplificateurs basés sur le principe du Maser-Laser. En 1960, le physicien américain Théodore Maiman obtient pour la première fois une émission laser au moyen d’un cristal de rubis. Un an plus tard, Ali Javan met au point un laser au gaz (hélium et néon) puis en 1966, Peter Sorokin construit le premier laser à liquide.

Les lasers trouvent très tôt des débouchés industriels. La première application est réalisée en 1965 et consistait à usiner un perçage de 4,7 mm de diamètre et de 2 mm de profondeur dans du diamant avec un laser à rubis. Cette opération était réalisée en 15 min, alors qu’une application classique prenait 24 heures.

En 1967, Peter Houlcroft découpe 2,5 mm d’acier inoxydable à une vitesse de 1m/min, sous di-oxygène avec un laser CO2 de 300 W et conçoit la première tête de découpe. Dans la même période en 1963 des chercheurs américains tels que White et Anderholm montrent qu’il est possible de générer une onde choc à l’intérieur d’un métal suite à une irradiation laser impulsionnelle. Les pressions exercées sont de l’ordre de 1 GPa.

Bien que les procédés soient démontrés, il faut attendre leurs associations à des machines adaptées pour qu’ils soient implantés en milieu industriel. Ces conditions sont remplies à la fin des années 70. Et les premières plates formes industrielles sont implantées en France dès les années 80. Dès lors le laser s’impose comme un outil de production industriel dans le micro-usinage. Ses principaux avantages sont un usinage : à grande vitesse de l’ordre de 10 m/min, et sans contact, sans usure d’outil.

Le laser devient un moyen de lecture en 1974, avec l’introduction des lecteurs de codes barres. En 1978, les laserdiscs sont introduits, mais les disques optiques ne deviennent d’usage courant qu’en 1982 avec le disque compact. Le laser permet alors de lire un grand volume de données.


Différents types de laser

On classe les lasers selon six familles, en fonction de la nature du milieu excité.

- Cristallins - (À colorants) :

Ces lasers utilisent des milieux solides, tels que des cristaux ou des verres comme milieu d’émission des photons. Le cristal ou le verre n’est que la matrice et doit être dopé par un ion qui est le milieu laser. Le plus ancien est le laser à rubis dont l’émission provient de l’ion Cr3+. D’autres ions sont très utilisés (la plupart des terres rares : Nd, Yb, Pr, Er, Tm..., le titane et le chrome, entre autres). La longueur d’onde d’émission du laser dépend essentiellement de l’ion dopant, mais la matrice influe aussi. Ainsi, le verre dopé au néodyme n’émet pas à la même longueur d’onde (1053 nm) que le YAG dopé au néodyme (1064 nm). Ils fonctionnent en continu ou de manière impulsionnelle (impulsions de quelques microsecondes à quelques femtosecondes —millionnième de millliardième de seconde). Ils sont capables d’émettre aussi bien dans le visible, le proche infrarouge que l’ultraviolet.

Le milieu amplificateur peut être un barreau dans le cas d’un laser Nd-YAG (donc dopé au Nd et la matrice est du YAG : un grenat d’aluminium et d’yttrium), mais il peut aussi se présenter sous la forme d’une fibre dans le cas des lasers à fibre (donc dopé au Yb et la matrice est en silice). Aujourd’hui, le milieu amplificateur le plus utilisé pour générer des impulsions femtosecondes est le saphir dopé titane. Il possède deux bandes d’absorption centrées à 488 et 560 nm. Il possède un large spectre d’émission centré à 800 nm.

Au-delà d’une dimension de cristal de qualité optique acceptable, ces lasers permettent d’obtenir des puissances de l’ordre du kW en continu et du GW en pulsé. Ils sont utilisés pour des applications tant scientifiques qu’industrielles, en particulier pour le soudage, le marquage et la découpe de matériaux.

- Moléculaires (À colorants) :

Dans les lasers à liquide, le milieu d’émission est un colorant organique (rhodamine 6G par exemple) en solution liquide enfermé dans une fiole de verre. Le rayonnement émis peut aussi bien être continu que discontinu suivant le mode de pompage. Les fréquences émises peuvent être réglées à l’aide d’un prisme régulateur, ce qui rend ce type d’appareil très précis. Le choix du colorant détermine essentiellement la couleur du rayon qu’il émettra.

- Atomiques ou moléculaires (À gaz) :

Le milieu générateur de photons est ici un gaz contenu dans un tube en verre ou en quartz. Le faisceau émis est particulièrement étroit et la fréquence d’émission est très pure. Les exemples les plus connus sont les lasers à hélium-néon qui sont utilisés dans les systèmes d’alignement (travaux publics, laboratoires), et les lasers pour spectacles.

À noter que les lasers à dioxyde de carbone sont capables de produire de très fortes puissances (fonctionnement en impulsion) de l’ordre de 106 W. C’est le marquage Laser le plus utilisé dans le monde. Le laser CO2 peut être par exemple utilisé pour la gravure ou la découpe de matériaux.

Exemples : le laser CO2 (infrarouge, à 10,6 µm) et le laser He-Ne (rouge, à 632,8 nm).

Il existe aussi une sous-famille des lasers à gaz : les lasers excimer qui émettent dans l’ultra-violet. Dans la majorité des cas, ils sont composés d’au moins un gaz halogène et aussi parfois d’un gaz rare. Le terme "excimer" vient du mot anglais "dimer" qui signifie que les molécules sont composées de deux atomes identiques (ex : F2). Or les lasers excimer utilisent des molécules composées de deux atomes différentes (gaz rare et halogène ex : ArF) qui ne restent ensembles qu’à l’état excité, nous devrions les appeler "exciplex". Mais par abus de langage, les physiciens leur prêtent le nom de laser excimer. L’excitation électrique du mélange d’halogène et de gaz rare produit ces molécules excimers. Après émission du photon l’excimer disparait car ses atomes se séparent, donc le photon ne peut être réabsorbé par l’excimer ce qui permet un bon rendement au laser.

Le laser excimer est utilisé en chirurgie de l’œil pour corriger des troubles de la vision telles que l’astigmatisme, l’hypermétropie, la myopie, ou la presbytie.

Le laser permet de sculpter la cornée, qui est la partie transparente de la surface de l’œil. La courbure de la cornée est ainsi modifiée avec une précision d’environ 0,25 micron, ce qui permet de se passer de système de correction (lunettes ou lentilles).

- Ioniques (À semi-conducteurs) diodes laser - VCSEL :

Ces lasers sont principalement constitués d’une diode à semi-conducteur afin de produire un faisceau lumineux. Le pompage se fait à l’aide d’un courant électrique qui enrichit le milieu générateur en trous d’un côté et en électrons de l’autre. La lumière est produite au niveau de la jonction par la recombinaison des trous et des électrons. Souvent, ce type de laser ne présente pas de miroirs de cavité : le simple fait de cliver le semi-conducteur, de fort indice optique, permet d’obtenir un coefficient de réflexion suffisant pour déclencher l’effet laser.

C’est ce type de laser qui représente l’immense majorité (en nombre et en chiffre d’affaire) des lasers utilisés dans l’industrie. En effet, ses avantages sont nombreux : tout d’abord, il permet un couplage direct entre l’énergie électrique et la lumière, d’où les applications en télécommunications (à l’entrée des réseaux de fibres optiques). De plus, cette conversion d’énergie se fait avec un bon rendement (de l’ordre de 30 à 40 %). Ces lasers sont peu coûteux, très compacts (la zone active est micrométrique, voire moins, et l’ensemble du dispositif a une taille de l’ordre du millimètre). On sait maintenant fabriquer de tels lasers pour obtenir de la lumière sur quasiment tout le domaine visible, mais les lasers délivrant du rouge ou du proche infrarouge restent les plus utilisés et les moins coûteux. Leurs domaines d’applications sont innombrables : lecteurs optiques (CD), télécommunications, imprimantes, dispositifs de « pompage » pour de plus gros lasers (de type lasers à solide), pointeurs, etc. Noter que la réglementation en vigueur en France interdit d’en fabriquer éclairant au-delà de 1 000 mètres.

Quelques bémols tout de même, la lumière émise est en général moins directionnelle et moins « pure » spectralement que celle d’autres types de lasers (à gaz en particulier). Ce qui n’est pas un problème dans la majorité des applications.

Un dispositif très proche dans son fonctionnement, mais qui n’est pas un laser, est la DEL : le dispositif de pompage est le même, mais la production de lumière n’est pas stimulée, elle est produite par désexcitation spontanée, de sorte que la lumière produite ne présente pas les propriétés de cohérence caractéristique du laser.

- À électrons libres (LEL) :

Ce type de laser est très particulier, car son principe est tout à fait différent de celui exposé plus haut. La lumière n’y est pas produite par des atomes préalablement excités, mais par un rayonnement synchrotron produit par des électrons accélérés. Un faisceau d’électrons, provenant d’un accélérateur à électrons, est envoyé dans un onduleur créant un champ magnétique périodique (grâce à un assemblage d’aimants permanents). Cet onduleur est placé entre deux miroirs, comme dans le schéma d’un laser conventionnel : le rayonnement synchrotron est amplifié et devient cohérent , c’est-à-dire qu’il acquiert les caractéristiques de la lumière produite dans les lasers.

Il suffit de régler la vitesse des électrons pour fournir une lumière de fréquence ajustée très finement sur une très large gamme, allant de l’infrarouge aux rayons X, et la puissance laser peut être également ajustée par le débit d’électrons jusqu’à des niveaux élevés. On peut également disposer d’impulsions laser d’intervalle court et précis. Tout cela rend ce type de laser très polyvalent, et très utile dans les applications de recherche. Il est cependant plus coûteux à produire.


- À fibre :

Le laser à fibre est le dernier né de la technologie laser. Sa conception est assez révolutionnaire, car le milieu actif est une fibre optique dopée avec un ion de terre rare qui est principalement l’ytterbium. Ce laser possède sensiblement les mêmes longueurs d’onde que le laser YAG. Cependant, il est plus compact, plus stable et n’a pas besoin de mode de refroidissement. Il a également une meilleure qualité de faisceau, le diamètre de ce dernier étant plus faible, il a donc une meilleure résolution pour des applications de marquage.


- Laser à eau (très haute pression) :

Le principe de base de la technique jet d’eau consiste à projeter à très grande vitesse (600 à 900 mètres par seconde) un filet d’eau continu à travers une buse de faible diamètre (0,05 à 0,5 mm). Celle-ci donne au jet son diamètre final avant le contact avec le matériau à découper. Pour atteindre ce résultat, l’eau doit être traitée en amont, notamment contre le tartre, et portée à une très forte pression (jusqu’à 4 000 bars) à l’aide d’un générateur hydraulique (pompe THP à multiplicateur).

Le matériau est découpé à froid par arrachement de matière. La grande vitesse du jet permet de ne pas mouiller ni écraser le matériau. Le laser à jet d’eau permet de découper des matériaux que le laser a du mal à découper (matériaux tendres tels que le cuivre, matériaux hautement réfléchissants comme l’aluminium et l’inox, matériaux hétérogènes tels que les composites, matériaux craignant la chaleur tels que les produits alimentaires, le cuir, le textile..., grosses épaisseurs de quelques centimètres de matériau ou encore matériaux divers tels que le verre...).

Les performances de coupe peuvent être améliorées par l’adjonction d’adjuvants à l’eau THP, tels que les polymères afin de donner au jet une meilleure cohérence sur une longueur plus importante. Quand le matériau est très dur, des particules abrasives sont ajoutées, telles que grenat, oxyde d’aluminium, carbure de silicium, particules d’acier, scories de cuivre, sable de silice ou poudre de verre. Les particules abrasives et les déchets de coupe sont ensuite récupérés par un système de bacs de décantation en cascade.

Sécurité

Selon la puissance et la longueur d’onde d’émission du laser, celui-ci peut représenter un réel danger pour la vue et provoquer des brûlures irréparables de la rétine.

Classe 1
Lasers qui ne sont pas dangereux pour une vision en continu ou sont fabriqués pour éviter une vision humaine. Cela concerne typiquement des lasers de faible puissance ou des lasers dans des boîtiers (exemples : imprimantes, lecteurs de CD-ROM et lecteurs de DVD).

Classe 1M : Ces lasers émettent dans la gamme de longueurs d’onde de 302.5 nm à 4000 nm et ne présentent pas de danger dans les conditions d’utilisation raisonnable prévisibles mais le faisceau peut se révéler dangereux si celui-ci est utilisé avec des optiques. Les deux conditions à considérer sont :

1. Le cas de faisceaux fortement divergents comme ceux de la plupart des diodes électroluminescentes (DEL) et les diodes lasers ou composants optiques seraient placés dans un intervalle de 100 mm de la source pour la concentrer ou le rendre collimaté.
2. Le cas de faisceaux collimatés de grands diamètres qui seraient vus à travers un télescope ou des jumelles.

Note : Les LEA des classes 1 et 1M sont équivalentes mais les critères de mesure sont différents. Le niveau de rayonnement des lasers de classe 1M susceptible de passer à travers un instrument optique ne peut dépasser celui de la classe 3B.

Classe 2
Lasers qui émettent un rayonnement visible, dans la gamme de la longueur d’onde de 400 à 700 nm. La protection de l’oeil est normalement assurée par les réflexes de défense comprenant le réflexe palpébral. Cette réaction est censée fournir une protection appropriée dans les conditions d’utilisation raisonnablement prévisibles, même dans le cas de vision du faisceau à l’aide d’instruments d’optique.

Note : Les éventuels rayonnements supplémentaires que pourraient émettre les lasers de classe 2, en dehors de la gamme de 400 à 700 nm, ne doivent pas dépasser la LEA de la classe1.

Classe 2M : Lasers qui émettent un rayonnement visible, dans la gamme de la longueur d’onde de 400 à 700 nm. La protection de l’oeil est normalement assurée par les réflexes de défense comprenant le réflexe palpébral. Cependant, la vision du faisceau peut se révéler dangereuse si celui-ci est utilisé avec des optiques. Les deux conditions à considérer sont :

1. Le cas de faisceaux fortement divergents comme ceux de la plupart des DEL et des diodes lasers ou des composants optiques seraient placés dans un intervalle de 100 mm de la source, pour le concentrer ou le rendre collimaté.
2. Le cas d’un faisceau collimaté de grand diamètre dont la source serait vue à travers un télescope ou des jumelles.

Note : Les LEA des classes 2 et 2M sont équivalentes mais les critères de mesure sont différents. Le niveau de rayonnement des lasers de classe 2M susceptible de passer à travers un instrument optique ne peut dépasser celui de la classe 3B. Les éventuels rayonnements supplémentaires que pourraient émettre les lasers de classe 2M, en dehors de la gamme de 400 à 700 nm, ne doivent pas dépasser la LEA de la classe 1M. 

Classe 3R
Ces lasers émettent dans le domaine de la longueur d’onde de 302.5 nm à 106 nm. La vision directe du faisceau est potentiellement dangereuse mais le niveau de risque demeure plus faible que celui des lasers de la classe 3B. Les prescriptions de fabrication et les mesures de contrôle pour l’utilisateur sont plus réduites que celles qui sont exigées pour la classe 3B. La limite d’émission accessible est 5 fois celle de la classe 2 pour les longueurs d’onde comprises entre 400 et 700 nm et 5 fois celle de la classe 1 pour les autres longueurs d’onde.

Classe 3B
Lasers qui sont normalement dangereux dans le cas de vision directe du faisceau (comme a l’intérieur de la zone nominale de risque oculaire). La vision des réflexions diffuses est normalement sans danger (si la vision s’effectue avec une distance minimale entre la cornée et l’écran de 13 cm et une durée de 10s). Laser pouvant causer des brûlures, aussi bien directement que par réflexion, mais pas par diffraction autre qu’à courte distance.

Classe 4
Lasers qui sont dangereux dans le cas de vision directe du faisceau mais qui sont aussi capables de produire des réflexions diffuses dangereuses. Ils peuvent causer des lésions cutanées et constituer un danger d’incendie. Leur utilisation requiert des précautions extrêmes.

Note concernant les lasers des classes 1M, 2M et 3R : Des précautions sont surtout requises pour empêcher la vision directe continue du faisceau. Une vision momentanée (0.25 s) du rayonnement, dans la gamme de 400 à 700 nm, comme cela peut se produire de manière accidentelle, n’est pas considérée comme dangereuse. Cependant, le faisceau laser ne doit pas être intentionnellement pointé sur les personnes. L’utilisation d’aides optiques à la vision (comme des jumelles) avec des lasers de classe 1M, 2M et 3R peut augmenter le risque oculaire. Des précautions supplémentaires doivent être prises.

Applications

* Absorption à deux photons

* Armes anti-satellite, anti-missile, incapacitantes... (Boeing YAL-1 ; IDS dit Programme StarWars)

* Désignateur laser de cibles lors d’attaques aériennes

* Caractérisations de matériaux

* Collimation d’instrument optique (ex : télescope newton)

* Étude de l’atmosphère (Lidar)

* Fusion nucléaire controlée

* Fusion superficielle de matériaux (Ablation laser)

* Granulométrie et vélocimétrie

* Holographie

* Imprimerie : périphériques d’écriture de plaques offset (CtP)

* Lecture et enregistrement de support optique numérique (CD, DVD, Laser Disc…)

* Mesure de distance (télémétrie par interférométrie)

* Médecine (ophtalmologie, dermatologie...)

* Physiothérapie (débridement)

* Refroidissement d’atomes par laser

* Spectacle « son et lumière »

* Télécommunications via réseaux de fibres optiques

* Transmission inter-satellitaire

* Usinage et traitement des matériaux (perçage, découpe, soudure...)

* Vibrométrie



Voir en ligne : Wikipedia.org

Portfolio

laser à eau haute pression (HP) découpe laser HP découpe laser HP

1 Message

  • Le laser Le 20 août 2008 à 12:51, par Adri

    une roche naturelle trouvé en afrique du nord a été trouvé en 1884 par william greyford avai les memes proprietés reflechissantes que le laser.seul probleme,il navait pas la technologie avancée pour l’ exploité.adri

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