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La girafe Sophie

mardi 24 avril 2007, par Flo.®

En quarante-cinq ans, elle n’a pas pris une ride. Elle se laisse toujours mordiller par les bébés, sans aucune autre réaction qu’un couinement léger. Sophie la girafe reste le jouet le plus vendu en France.

Sophie la girafe est crée le 25 mai 1961 dans les ateliers de Delacoste à Aisnières-sur-Oise. A cette époque, les animaux domestiques en tissus ou en caoutchouc avaient la côte dans les berceaux. Pour se distinguer de ses concurrents, la société choisit une figure plus exotique, avec un long cou plus facile à saisir par des petites mains. Sophie fut très vite adoptée par des génerations d’enfants très sensibles à son air malicieux et son couinement mélodieux.

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Quarante-cinq ans après sa conception, elle reste le jouet du premier âge le plus commercialisé en France. Son succés ne faiblit pas. En souvenir de leur enfance câline, les parents achètent la girafes à leur(s) enfant(s). Les ventes suivent la courbes des naissances. Elles oscillent selon les années, entre 450 000 et 500 000 éxemplaires. Un chiffre à rapprocher des 800 000 naissances enregistrées en 2005. Depuis 1961, Sophie n’a pas subi de lifting majeur, sauf en 1981 pour respecter certaines normes de securité : sa tête a légèrement enflée et ses pattes ont été recourbées.

Sophie est reproduite depuis 1990 à Rumilly. Quatorze opérations manuelles sont nécessaires pour fabriquer ce jouet tout en caoutchouc naturel, comme les tétines de biberon, sans phtalate, un additif utilisé couramment dans les matières plastiques. Le corps de la girafe est d’abord coulé dans un moule qui tourne continuellement pour éviter que le latex colle à ses parois pendant la cuisson. Puis elle est "maquillée". Trois coups de pistolet permettent de lui donner des couleurs rose, rouge, noir d’abord sur son ventre et son cou, puis ses joues, ses oreilles et ses pattes, enfin sur les yeux. De fait, chaque copie est unique. Chaque ouvrière peint 860 à 1200 girafes par jour.

Sophie est devenue une vedette sans grande campagne de publicité, par le simple bouche à oreille. Elle s’est imposée sans avoir tourné de dessin animé ou de série télévisée. Ce succés est unique. Il est certainement du à sa petite taille (18cm) à sa frimousse, à ses joues rouges. Les bébés peuvent la sucer en toute sécurité, la toucher, la sentir, l’écouter : elle developpe tous les sens. Aujourd’hui, ce personnage est l’objet de nombreuses licences. Son effigie se décline sur des tapis, des T-shirt, des chaussures, des tasses, des cadres de photo... Une boutique a été créée sur internet pour promouvoir des produits dérivés.

Sa famille ne s’est jamais véritablement agrandie. Hormis deux grandes soeurs, Zoé et Chloé, qui n’ont pas connu la même notoriété, Sophie reste le star des jouets d’éveil. Une star franco-française. Au grand dam de ses parents putatifs, Sophie s’exporte peu. En Suisse timidement. Un défi à relever pour le nouveau patron de l’entreprise Haut-Savoyarde. Il n’y a pas de raison que les autres bébés européens et d’ailleurs ne succombent pas à leur tour au charme de Sophie.





Voir en ligne : Sophielagirafe.fr

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