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L’utopie d’Auroville

mardi 8 août 2006, par GM

Auroville (la Ville de l’Aurore) est située à une dizaine de kilomètres au nord de Pondichéry dans le Tamil Nadu en Inde. Cette ville expérimentale a été créée par Mirra Alfassa, plus connue sous le nom de La Mère, compagne spirituelle de Sri Aurobindo, philosophe indien. Elle a pour vocation d’être « le lieu d’une vie communautaire universelle, où hommes et femmes apprendraient à vivre en paix, dans une parfaite harmonie, au-delà de toutes croyances, opinions politiques et nationalités

.

Un philosophe bengali, Sri Aurobindo, et une philosophe française, Mira Alfassa ("Mère"), entreprirent en 1968 d’y créer "le" village idéal. Cette cité aurait la forme d’une galaxie afin que tout rayonne depuis son centre rond. Ils attendaient des gens de tous les pays. Y vinrent seulement des Européens en quête d’un utopique absolu. Hommes et femmes construisirent des éoliennes, des ateliers d’objets artisanaux, des canalisations, un centre informatique, une briqueterie. Ils implantèrent des cultures dans cette région pourtant aride.


Mère écrivit plusieurs volumes relatant ses expériences spirituelles. Et tout alla pour le mieux jusqu’à ce que des membres indiens de la communauté décident de déifier Mère de son vivant. Elle déclina d’abord cet honneur. Mais Sri Aurobindo étant mort, il n’y avait plus personne d’assez puissant à ses côtés pour la soutenir. Elle ne put résister longtemps à ses adorateurs. Ils la murèrent dans sa chambre et décidèrent que puisque Mère se refusait à devenir déesse de son vivant, elle serait une déesse morte. Elle n’avait peut-être pas pris conscience de son essence divine mais cela ne l’empêchait pas pour autant d’être une déesse.

Les images des dernières apparitions de Mère la montrent prostrée et comme sous le coup d’un choc. Dès qu’elle essaie de parler de son incarcération et du traitement que lui infligent ses adorateurs, ceux-ci lui coupent la parole et la ramènent dans sa chambre. Mère devient peu à peu une vieille dame ratatinée par les épreuves que lui imposent jour après jour ceux qui prétendent la vénérer. Mère parviendra quand même à transmettre clandestinement un message à des amis d’antan : on cherche à l’empoisonner afin de faire d’elle une déesse morte, donc plus facilement adorable. L’appel au secours restera vain. Seront immédiatement exclus de la communauté ceux et celles qui tenteront d’aider Mère. Ultime moyen de communication : entre ses quatre murs, elle joua de l’orgue pour exprimer son drame. Rien n’y fit. Probablement victime d’une forte dose d’arsenic, Mère mourut en 1973. Auroville lui réserva des funérailles de déesse.

- Le rêve de Mirra

"Un Rêve. Il devrait y avoir quelque part sur la terre un lieu dont aucune nation n’aurait le droit de dire : "Il est à moi" ; où tout homme de bonne volonté ayant une aspiration sincère pourrait vivre librement comme un citoyen du monde, et n’obéir qu’à une seule autorité, celle de la suprême vérité ; un lieu de paix, de concorde, d’harmonie, où tous les instincts guerriers de l’homme seraient utilisés exclusivement pour vaincre les causes de ses souffrances et de ses misères, pour surmonter ses faiblesses et ses ignorances, pour triompher de ses limitations et de ses incapacités ; un lieu où les besoins de l’esprit et le souci du progrès primeraient la satisfaction des désirs et des passions, la recherche des plaisirs et de la jouissance matérielle.

Dans cet endroit, les enfants pourraient croître et se développer intégralement sans perdre le contact avec leur âme ; l’instruction serait donnée, non en vue de passer des examens ou d’obtenir des certificats et des postes, mais pour enrichir les facultés existantes et en faire naître de nouvelles. Dans ce lieu, les titres et les situations seraient remplacés par des occasions de servir et d’organiser ; il y serait pourvu aux besoins du corps également pour tous, et la supériorité intellectuelle, morale et spirituelle se traduirait dans l’organisation générale, non par une augmentation des plaisirs et des pouvoirs de la vie, mais par un accroissement des devoirs et des responsabilités.
La beauté sous toutes ses formes artistiques - peinture, sculpture, musique, littérature - serait accessible à tous également, la faculté de participer aux joies qu’elle donne étant limitée uniquement par la capacité de chacun et non par la position sociale ou financière. Car dans ce lieu idéal, l’argent ne serait plus le souverain seigneur ; la valeur individuelle aurait une importance très supérieure à celle des richesses matérielles et de la position sociale.


Le travail n’y serait pas le moyen de gagner sa vie, mais le moyen de s’exprimer et de développer ses capacités et ses possibilités, tout en rendant service à l’ensemble du groupe qui, de son côté, pourvoirait aux besoins de l’existence et au cadre d’action de chacun.
En résumé, ce serait un endroit où les relations entre êtres humains, qui sont d’ordinaire presque exclusivement basées sur la concurrence et la lutte, seraient remplacées par des relations d’émulation pour bien faire, de collaboration et de réelle fraternité. La terre n’est pas prête pour réaliser un semblable idéal, parce que l’humanité ne possède pas encore la connaissance suffisante pour le comprendre et l’adopter, ni la force consciente indispensable à son exécution ; et, c’est pourquoi je l’appelle un rêve. Pourtant, ce rêve est en voie de devenir une réalité ; et c’est pour cela que nous nous efforçons à l’Ashram de Sri Aurobindo, sur une toute petite échelle à la mesure de nos moyens réduits. La réalisation est certes loin d’être parfaite, mais elle est progressive ; et, petit à petit, nous nous avançons vers notre but qui, nous l’espérons, pourra un jour être présenté au monde comme un moyen pratique et efficace de sortir du chaos actuel, pour naître à une vie nouvelle plus harmonieuse et plus vraie".
(Texte écrit en août 1954)

- Auroville aujourd’hui :

Auroville est un mélange d’habitations grand luxe avec villas, piscines, qui côtoient des huttes de branches d’arbres.
Des gardiens surveillent les accès à des entreprises... Me voici intrigué et je découvre l’usine d’assemblage d’ordinateurs qui a été récompensée par le gouvernement indien pour être l’une des entreprises les plus performantes d’Inde. Pourquoi les locaux sont-ils vides ? Les problèmes de management seraient-ils arrivés jusqu’ici ? Auroville, ville de progrès où personne ne devrait viser son intérêt personnel, a déjà été confronté aux faiblesses humaines face aux attraits des gains d’argent. Quand l’entreprise est devenue très rentable, rien n’a été plus facile que de la délocaliser là où il était possible de faire des profits personnels... Le "Matrimandir", qui remplit les mêmes fonctions qu’une cathédrale ou qu’une mosquée : lieu de rassemblement pour la méditation.


Le dôme du Matrimandir est composé de pétales recouvertes d’une fine couche d’or, mais que cette beauté extérieure ne nous fasse pas oublier combien tout ce qui vient de la matière est superficiel. La résolution des problèmes liés à la construction a mobilisé beaucoup de personnes, peut-être davantage que le fait de méditer puisque, aujourd’hui, ce sont essentiellement les touristes qui remplissent le lieu...
Dans un environnement hostile, quasi-désertique, des pionniers ont réalisé des prouesses techniques en développant une énergie considérable.
Résultat : électricité, eau, services administratifs, techniques, etc. ont vu le jour.
Que faut-il penser des motivations des Européens qui se sont installés à Auroville ? Ont-ils une volonté de progrès personnel ou collectif ?

Le problème (le terme est faible) de la relation de l’individu à l’argent est loin d’être résolu car dès qu’un Aurovillien possède un bien, il doit se protéger des vols car la délinquance n’a pas disparu. Au contraire, le déballage de moyens financiers importants au sein d’une population très pauvre n’a fait qu’attiser les jalousies. Même au sein d’Auroville, un Indien n’a pas les mêmes possibilités d’action qu’un Européen... par manque d’argent. Auroville n’appartient à personne, mais il faut un visa indien pour y séjourner. Impossible d’ignorer les lois internationales, impossible d’oublier la pollution de l’eau, impossible de ne pas subir les dérèglements climatiques, impossible de fermer les portes d’Auroville au tourisme de masse.

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Les effets de la mondialisation sont perceptibles : télévision par satellite, téléphones portables, informatisation du système de réservation des guest-houses qui ont fleuri. Même les mœurs changent : alors qu’il est recommandé aux occidentaux d’avoir une tenue vestimentaire correcte, les strings ont fait leur apparition sur la plage d’Auroville. Certaines femmes ont même essayé les seins nus, fait d’autant plus choquant que la plage est fréquentée par les indiennes qui se baignent complètement habillées.
Les mentalités changeront et s’adapteront certainement au fil du temps. Loin d’y voir un mal, c’est l’occasion de comprendre la nécessité d’échanges plus nombreux entre civilisations différentes, non pas pour y imposer une façon de voir personnelle, mais pour comprendre que la richesse vient de la diversité et que la tolérance est à la base des relations harmonieuses entre individus. Il m’est difficile de dire que j’ai rencontré à Auroville des hommes qui m’ont fait ressentir cette émotion communicative...

Auroville est un microcosme, qui aurait voulu faire l’économie des échanges commerciaux de type traditionnel. Mais, il est impossible de vivre en autarcie et la solidarité des hommes de toute la terre est aujourd’hui indispensable à son évolution. Faut-il qu’il y ait d’autres Auroville ? Peut-on considérer Auroville comme un laboratoire ? Selon moi, le laboratoire d’expérimentation est l’homme et c’est en apprenant à se connaître que l’homme s’améliorera. Auroville se voulait un lieu de progrès, mais, en s’isolant, Auroville court le risque de se voir dépassée par le progrès des autres régions de l’Inde et des autres pays. Ce qui était extraordinaire il y a 20 ans ne l’est plus aujourd’hui. La volonté de travailler à la construction dans un désert nécessite une âme de pionnier. Aujourd’hui, il faut assurer le quotidien et c’est maintenant que la croissance va confronter les Aurovilliens à de nouveaux défis : faire vivre 50 000 personnes de plus dans un pays où on sait ce que veut dire "surpopulation".
En France, les problèmes d’hébergement de masse ont entraîné l’arrivée de barres de béton. A Auroville, ils envisagent la construction des premiers appartements. Comment vont-ils vivre l’expérience de la co-propriété collective ?





Voir en ligne : Auroville-france.org

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12 Messages

  • L’utopie d’Auroville Le 22 janvier 2007 à 21:06

    encore en cours ?!!je crois bien qu’elle est finie...ce qui est arrivé a la mère montre bien que sans une forte autorité (encore faut il qu’elle même ne dévie pas) l’Utopie est perdue,...Il faudrait que ce soit une solide et minuscule comunauté très fermée au monde extérieur pour qu’elle survive..je suis vraiment pessimiste...mais merci d’y croire encore et de m’y faire croire aussi.

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    • L’utopie d’Auroville Le 22 janvier 2007 à 21:07, par Guillaume [admin]

      En effet, l’utopie d’Auroville est morte depuis quelques dizaines d’années depuis la disparition de la Mére fondarice qui etait un guide pour toute la communauté. Aujourd’hui Auroville est semblable à toutes les autres villles, seul quelques vestiges de sont histoire sont encore present dans la villes des utopies perdues

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    • L’utopie d’Auroville Le 3 mars 2008 à 17:50, par Glimm

      En effet au train ou vont les choses la cite peut mettre mille ans pour parfaire son evolution je crois du reste que cela a ete envisage ,mais l’essentiel du
      message de Mere Aurobindo c’est qu’ils ont porte un coup peut-etre fatale
      au Mensonge du Monde a la Mort pour qu’un "jour " triompent et ce de facon permanente : la Verite c.adire la vie La vie Vraie ...L evolution c’est quelque-
      chose qui ne s’arrete pas sur simple commande qui suis son cours quoiqu’on
      fasse surtout si ce mouvement a ete propulse...

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      • L’utopie d’Auroville Le 2 juin 2008 à 13:02, par Pat

        J’aime beaucoup ce projet ultra idéaliste à la base qui reflètait bien les jeunes des années 60/70 qui avaient une vision moins résignée, blasée et formatée qu’aujourd’hui. Ils avaient encore l’impression que tout restait à faire et que tout était possible, c’est pour ça que ces gens autant utopique soit-ils on réussi dans une certaine mesure à concrétiser leurs rêves dans un projet qu’aujourd’hui plus personne n’oserait imaginer même dans ses rêve les plus fou (même pas moi qui ai moins de 30 ans..) d’ailleurs si cette communauté est partie en sucette y’a 10-15 ans c’est simplement parce que la télé et ses shemas super matérialistes sont entré profondément dans la tête des gens. C’est devenu LA norme et LE but à ne jamais perdre de vue : avoir un max de pognon pour être quelqu’un de respectable quitte à polluer et tout écraser sur son passage.. la génération Dallas quoi lol.. toujours est-il que forcément les gens on commencer à moins communiquer et que le roi capitalisme s’est amplifier à 300% dans les années 90.. début du réel déclin d’Auroville qui allait à contre courant total de cette espèce d’hypnose globale qu’est la télé et dont personne n’osait remettre en cause ’si la télé le dit c’est que c’est vrai..’

        d’un autre côté c’est le vécu et les prises de conscience qui détermine les choix et donc le chemin de chacun.. pour que 10 personnes soit déjà sur la même longueur d’onde et s’entendent parfaitement c’est déjà miraculeux mais alors 2000.. dans le monde actuelle ou c’est chacun pour soi.. que ça soit à Auroville ou ailleurs c’est impossible ou alors il faudrait une grosse prise de conscience global d’entraide qu’on ne retrouve malheureusement que quand il y a des catastrophes naturelles, là les gens s’entre-aide car tout le monde est sur le même pieds d’égualité dans la même merde.

        De plus cette ville a été créé dans un but spirituel à la base.. mais est-ce que la majorité des résidents on réellement envie de changer et de dépasser le vide intérieur et combattre le roi capitaliste et égoiste qui est en eux ? ou simplement profiter du lieu avec plage et soleil sans se remettre en question et vivre le bonheure superficiel et factice comme dans une série américaine..? le frik donnera toujours l’illusion du bonheure à celui qui en manque mais ne le donnera jamais à celui qui en a.. cercle très vicieux donc..par contre celui qui trouve le réel bonheure en lui même l’attirera dans sa vie, n’est-ce pas ça le message d’Auroville à la base ?
        conclusion : quand un projet perd l’escence de pourquoi il a été créé il est voué à disparaitre..

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        • L’utopie d’Auroville Le 29 décembre 2008 à 18:49, par grimm

          Je suis assez d’accord avec certaines analyses qui sont faites et pour appuyer cette vision je dirais qu Auroville est a un stade stagnant d evolution ne serait ce qu au niveau demographique pur:La population etrangere qui est censée s’investire et investire ces lieux est restée pratiquement la meme depuis plus de dix ans ; malgré cela aucun effort n est entrepris pour enrayer cette tendance bien au contraire des regles de plus en plus astraignantes sont promulguées et appliquées ;La Cité se veut soi disant ouverte mais apparament les residents actuels sont tres protectionistes a la maniere du systeme capitaliste americain et suivant egalement les prérogatives de ce dernier , les fonds financiers ne manquent pas ,bien au contraire ils affluent...Bref tout est mené pour entraver l evolution de cette Cité qui devait etre a ses fondements un refuge pour tous ceux qui refusent et condamnent ce monde et donc,le mensonge existant ce lieux devait etre egalement une plate-forme pour entrevoir et initier une autre façon d etre et d’exister...Mais avec l EGOisme et l Opportunisme qui pronent en ces lieux je crois qu on est loin du compte...Ceci ne retire en rien l Immensité du travail accompli par Sri Aurobindo La Mere et Satprem sur le devenir de l’espece humaine et ce chemin qu ils ont traçé pour nous sortir de l involution .Le secret est dans la sincerite la volonte et aussi beaucoup l’humilité ;il faut je pense
          ces trois clés pour ouvrir la porte d une nouvelle Humanité .L Elite ; ça se merite et ça se sait ;et surtout ça n a pas besoin de dominer se complaire et encore moins de Troner...Namaskar Namasté

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    • L’utopie d’Auroville Le 24 août 2010 à 00:45

      moi j’y crois et ceux qui qualifient ce rêve de secte ne sont que des ignorants dont l’esprit à malheureusement été fermé par la société dans laquelle on se complet tant ; je pense aller voir sur place ce qu’il y a réellement et me faire ma propre idée et si l’Utopie continue d’être respectée selon se que souhaitait La Mère alors cela voudra dire (pour moi) que l’Homme a peut-être une chance de s’en sortir et d’arreter de se faire souffrir ; « peut-être notre espèce n’est-elle pas si mauvaise ? » voilà ce que j’ai pensé la première fois que j’ai entendu parler de ce rêve... qui sait peut-être un jour serai-je auroviliène (et j’en rêve...)

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      • L’utopie d’Auroville Le 24 janvier 2011 à 17:41, par paulvincent

        C’est exactement ça, il y a encore de l’espoir pour l’homme. Moi qui a vécu plus de 38 ans à Auroville, je crois que la raison profonde de sa création, c’est justement cet espoir. Il ne faut pas que ceux qui veulent tout cassé est le dernier mot... Mais ce n’est pas facile, l’être humain n’est pas trés maléhable, beaucoup d’atavisme et il est réfractaire au changement. C’est la nature humaine qui doit changer si l’homme doit survivre pour attaindre la prochaine étape de l’évolution...
        Paul Vincent

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  • L’utopie d’Auroville Le 24 mai 2010 à 15:32

    Bonjour,
    Je m’appelle Gilbert Le Corre, je suis actuellement militaire en séjour en Nouvelle Calédonie depuis deux ans, j’ai cinquantre trois ans (donc un peu vieux pour Auroville) viens de regarder un reportage sur cette ville. J’ai été très intéressé par le mode de vie. Je suis ensuite allé sur internet pour voir les différentes réactions que je pouvais y touver. Comme je m’y attendais, j’y ai trouvé tout ce que l’on peut souhaiter ou pas. Donc, après avoir lu quelques articles ma perception de l’idéal de la population de cet ilôt de spiritualité. Je ne pensais plus trouver dans ce monde où chaque homme se sent le meilleur en particulier quand il peut dominer soit ses proches ou encore un maximum de personnes qui n’ont qu’un seul handicap, être moins forts ou moins riches.
    Merci pour ce bol d’air plus frais.

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  • L’U T O P I E d’Auroville Le 24 août 2010 à 09:26, par RAZIBUZOUZOU

    je suis allé à Pondichéry , et pas con-vaincu d’auroville . C’est une Secte d’ELITISTES qui fonctionne Bien .

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  • L’utopie d’Auroville Le 25 août 2010 à 14:53

    J’ai trouver ce site après une rapide recherche internet, intrigué par un mini reportage sur cette communauté.

    Ce qui a été fait en Inde semble assez loin de la parfaite utopie que l’on pourrait imaginé aujourd’hui.

    Si ça peut vous intéresser, le mouvement Zeitgeist s’y intéresse également, en traitant le sujet de la société actuelle et d’un alternative de façon plus globale...

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  • L’utopie d’Auroville Le 13 novembre 2011 à 20:02

    Ayant souvent voyagé en Inde, j’ai eu l’occasion d’aller à Auroville à deux reprises . J’avoue que j’ai ressenti un certain malaise face à cette colonie d’européens aisés se faisant servir dans leurs confortables habitations par des serviteurs indiens. Il y a comme un parfum de néo-colonialisme qui ne dit pas son nom. Le pire , c’est que je ne pense pas que les "aurovilliens" aient voulu cet état de fait . Mais malheureusement ils se retrouvent piégés dans cette implacable logique : un européen , même s’il est pauvre , est toujours dix fois plus riche que n’importe quel habitant du tiers monde . Nos ex-babas d’Auroville sont des nantis en Inde , et ils en ont pris tous les attributs ou presque : cuisinière , gardiens , travaux manuels pénibles exécutés par des travailleurs indiens..etc...
    Ca rappelle le mode de vie des coopérants en Afrique . "L’harmonie" avec la population locale n’est qu’une façade qui cache des rapports de patrons à employés . Les Tamouls qui vivent dans les environs considèrent d’ailleurs Auroville comme un caprice de Blancs. De plus les "aurovilliens" sont hautains et condescendants avec le visiteur lambda (sauf si c’est un journaliste !) qu’ils regardent de haut en lui faisant bien sentir qu’ils ont tout compris "eux" . Néo-colonialisme utopique pour riches occidentaux ?

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