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Modèle métaphysique

mardi 19 septembre 2006

Ce qui est aujourd’hui le domaine de la métaphysique sera peut être un jour celui de la physique, lorsque la science aura repoussé plus loin les limites de la connaissance vers l’infiniment petit, là où se trouvent les dimensions qui sous-tendent la matière.


Voici un diagramme de modèle métaphysique global pour décrire l’univers, la matière, la vie, l’évolution, l’ADN, le cerveau, l’homme et sa place dans la Création, les états de la conscience, les liens entre l’esprit et la matière, le pouvoir de l’imagination, la synchronicité, l’inconscient collectif, ainsi que des phénomènes comme l’intuition, l’inspiration, la télépathie, la prescience, les réminiscences de vies antérieures ou du passé d’un lieu.

Ce modèle est basé en partie sur les connaissances scientifiques actuelles mais aussi sur des hypothèses encore impossibles à vérifier, ou sur des notions qui ne sont pas du domaine de la physique mais de la métaphysique.
En attendant, ce modèle métaphysique doit être considéré comme une hypothèse, à la recherche d’une synthèse de la science et de la spiritualité.


- Le monde matériel

A la base du diagramme se trouve la dimension que nous connaissons le mieux : la matière. C’est le monde des particules et des objets formés par ces particules : atomes, molécules, galaxies, étoiles, planètes, et êtres vivants.

Pour comprendre les dimensions suivantes, au-delà de la matière, il est important de savoir que les particules de matière ne sont pas comme des billes ou des micro-planètes. Pour les physiciens, les particules (dont notre monde et nous-mêmes sommes constitués) sont en réalité des ondes et de l’énergie, ou plus précisément des quantas d’énergie. C’est à dire des "paquets d’énergie", ou encore, des concentrations d’énergie dans l’espace.

Il faut aussi savoir que l’espace entre les particules n’est pas réellement vide. Le "vide quantique" est un niveau minimal d’énergie, mais c’est encore de l’énergie. Des particules de matière naissent spontanément de l’énergie du vide. En fait, le vide renferme une fantastique quantité d’énergie.

Par ailleurs, les lois qui régissent la matière ne sont pas les mêmes pour les "petits" objets comme les particules, et les "gros" objets qui peuplent notre monde familier. Le monde des gros objets est régit par les lois de la physique classique, et donc, les mêmes causes y produisent les mêmes effets. Si nous faisons l’expérience de laisser tomber un verre par terre, le verre se cassera à chaque fois que nous répéterons l’expérience. Le monde des particules (dont les gros objets sont pourtant constitués) est régit par la physique quantique, et en contradiction avec la logique ordinaire, les mêmes causes n’y produisent pas toujours les mêmes effets. La même expérience (comme une collision entre particules) pourra donner plusieurs résultats possibles, mais selon une proportion déterminée et prédictible. Autrement dit en physique quantique, il est impossible de déterminer le résultat d’une expérience, mais il est possible de prédire avec une grande exactitude la proportion des différents résultats possibles sur la moyenne d’un grand nombre d’expériences. La répartition de ces probabilités de résultats est habituellement représentée par une courbe que les physiciens appellent la "fonction d’onde" (avec les résultats possibles sur l’axe des X, et le niveau de probabilité sur l’axe des Y).


- La matrice énergétique

Les physiciens s’accordent pour supposer qu’au delà de la matière vers l’infiniment petit, l’univers est constitué d’énergie et d’information. Au-delà de la matière se trouve probablement une matrice énergétique qui sous-tend la matière et serait son information, de la même façon que l’ADN est l’information de la cellule qui le renferme.

C’est ce monde que la physique commence à aborder, avec la théorie des supercordes. C’est à ce niveau que se situraient les "ibozoo uu", un concept proche des supercordes utilisé par les théories ummites pour désigner les constituants fondamentaux de la matière.

C’est aussi ce monde que décrit la théorie de l’univers holographique de Karl Pribram, selon lequel la matière et ses "paquets d’énergie" résulteraient de champs d’interférences (aux zones de chevauchement des ondes, les énergies des ondes s’aditionnent, comme dans l’image ci-dessus). De ce point de vue, notre réalité serait comparable à un hologramme. Un hologramme qui ne serait pas seulement fait de lumière comme les hologrammes de la technologie humaine, mais un hologramme fait de matière...


- Les attracteurs de probabilités

Ici commence ce que les spiritualistes nomment le "monde non-manifesté". Nous entrons maintenant dans le domaine de la métaphysique, et donc de l’hypothèse pure, même si ces hypothèses peuvent être basées sur des expériences vécues et ce que l’on appelle l’intuition.

Au-delà des champs d’interférences, de "l’hologramme", ou de la "matrice énergétique" du niveau précédent, il y aurait une dimension constituée "d’attracteurs de probabilité".

Ces "attracteurs" seraient comme des champs qui étireraient les probabilités de synchronisation entre les évènements, qu’il s’agisse des évènements quantiques, biologiques ou humains. Au niveau quantique, les attracteurs influenceraient directement la réalité en déterminant la "fonction d’onde".

Au niveau macroscopique, les évènements sont principalement le résultat des lois de la physique classique et de la biologie. Mais l’influence des attracteurs s’exercerait sur la probabilité de synchronisation des évènements dans le temps. Or dans un système complexe, l’ordre dans lequel arrivent les évènements est déterminant pour le résultat final. C’est ce qu’on appelle "l’effet papillon" : un facteur infinitésimal peut s’avérer déterminant si il arrive au bon endroit et au bon moment. Ces attracteurs seraient ainsi capables de favoriser la rencontre entre deux molécules qui s’associeront pour former une molécule organique puis une cellule, ou encore, la rencontre entre deux humains faits pour se rencontrer et réaliser de grands projets...

C’est donc dans cette dimension que ce trouve la clé des coïncidences remarquables qui ne sont pas dues au "hasard", mais à ce que le psychanalyste Carl Gustav Jung a appelé la "synchronicité". Dans l’hypothèse où le cerveau possèderait des "fonctions quantiques" qui le connecteraient à cette dimension, cela expliquerait l’influence de nos rêves et de notre imagination sur la réalité. Grâce à cette connexion, notre esprit aurait le pouvoir d’augmenter ou diminuer les probabilités d’évènements.
Cette connexion est d’autant plus probable que les dimensions sous-jacentes à la matière ne se situent pas dans un ailleurs lointain ; elles résident au cœur même de la matière qui constitue les neurones de notre cerveau. (voir Deepak Chopra et son hypothèse du cerveau quantique, et le livre du Dr Melvin Rose, "La divine connexion")

Les "attracteurs de probabilités" sont générés et modulés par les sphères qui constituent la mémoire de l’univers et des âmes. Ils sont influencés par les pensées et les actes des êtres vivants, par les "nécessites" du point de vue de la Création (c’est à dire de la réduction de l’entropie), et par l’esprit de l’Univers qui "rêve sa Création".

L’univers n’est pas tout puissant. Il n’a pas tout pouvoir sur la matière. Il est dépendant des lois de la physique qu’il a lui-même engendré, et des lois établies par les différents niveaux d’organisation de la matière : lois de la biologie, les lois instaurées par les créatures elles -mêmes, par les sociétés et les civilisations. Mais l’univers dispose tout de même d’un pouvoir qui agit sur tous les niveaux de la Création : la synchronisation, qui guide la matière et les évènements pour favoriser des associations fécondes entre des particules, des molécules, des cellules, ou des humains.


- La mémoire de l’univers et des âmes

Comme la précédente, cette dimension est immatérielle. Cette image est donc purement conceptuelle et ne décrit pas des objets dans un espace, mais plutôt des "fonctions".

Ces deux ensembles de sphères représentent la conscience et la mémoire de l’univers. On peut dire que fonctionellement, ce serait le cerveau de l’univers...
Chaque sphère est fractal et renferme d’autres sphères, qui à leur tour contiennent d’autres sphères, etc.

Constituées de pure conscience et d’information, les sphères sont la mémoire de tout de qui a été et de ce qui sera, mais aussi de tout ce qui aurait pu être et de tout de qui pourrait être. Autrement dit, les sphères mémorisent les réalités "réelles" mais aussi des myriades de réalités virtuelles.

Avec ses deux ensembles de sphères, le cerveau cosmique serait bipolaire, à la manière du cerveau humain ("Dieu a fait l’homme à son image"). La "mémoire des âmes" serait un peu comme le cerveau droit (le cerveau affectif), et la "mémoire de la Création" serait comme le cerveau gauche (le cerveau rationnel et organisateur).


- La mémoire des âmes

Le premier ensemble de sphères est la mémoire des âmes. A chaque âme d’un être vivant correspond en effet une sphère. Cette sphère est en même temps incluse dans une sphère plus grande qui correspond à l’âme collective d’une société, elle-même incluse dans la sphère encore plus grande de l’âme planétaire, etc.

Le cerveau des êtres vivants est connecté à cette "mémoire de l’univers". Les êtres vivants sont comme des capteurs de l’univers qui alimentent cette mémoire cosmique en émotions, sensations, pensées, idées ou sentiments... Grâce aux capteurs sensoriels et émotionnels que sont les êtres vivants, l’univers peut se voir et se ressentir lui-même, et expérimenter directement la Création.

Le cerveau humain est connecté à cette mémoire dans le sens de l’émission comme de la réception. La sphère d’une âme individuelle est en communication avec les autres sphères et peut donc capter des informations qui proviennent d’autres âmes, d’où les phénomènes de télépathie.

Il existe également des connexions entre les sphères qui se traduisent par des connexions entre les personnes. Deux personnes dont les âmes sont connectées dans la dimension des "sphères" seront irrésistiblement amenées à se rencontrer et à réaliser des choses ensemble. On peut parler de "personnes corrélées", à l’image des particules sub-atomiques corrélées (dont le changement du sens de rotation de l’une entraîne le même changement pour l’autre).

Les sphères s’influencent aussi mutuellement par résonance. A l’intérieur d’une civilisation, chaque esprit influence les autres, en même temps qu’il est influencé par les autres. De même, les civilisations s’influencent les unes les autres, au-delà des distances et sans être en contact direct. Ainsi, la disharmonie engendrée actuellement par les humains sur la Terre (à cause de la souffrance des êtres, des émotions négatives, de la violence et de la destruction) peut se propager par résonance aux sphères d’autres civilisations et les influencer négativement.


- Analogie informatique

L’organisation de ces dimensions de l’univers présente une analogie avec l’informatique.
Le monde matériel que nous appelons la "réalité" correspond à ce que nous voyons sur l’écran de l’ordinateur, avec les objets familiers (icones, menus, fenêtres..) qui constituent l’interface avec l’utilisateur.
La "matrice énergétique" (supercordes, ibozoo uu...) correspond à ce qui génère la réalité que nous voyons sur l’écran : des flux d’électrons dans les microprocesseurs.
Les "attracteurs de probabilités" correspondent aux instructions en langage machine qui orientent et déterminent les flux d’électrons dans les microprocesseurs.
La "mémoire de l’univers" correspond au programme informatique en langage évolué (C++, Pascal, etc) qui produit les instructions en langage machine.
Enfin, la "méta-conscience" de l’univers correspond au programmeur, le créateur du programme informatique."



Voir en ligne : Syti.net

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