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Le didgeridoo

mercredi 30 avril 2008, par Flo.®

Le didgeridoo est un instrument de musique à vent utilisé par les aborigènes du nord de l’Australie. Son usage semble très ancien, certains prétendent qu’il pourrait remonter à l’âge de pierre (40 à 60 000 ans), néanmoins il n’existe aucune preuve de cette affirmation.


Didgeridoo que l’on peut également écrire didjeridoo ou didjeridou est un mot d’origine onomatopéique inventé par les Occidentaux. En effet, c’est le nom qu’évoquait le son de cet instrument aux colons. Les aborigènes le nomment différemment en fonction de son origine. On connaît une cinquantaine de noms, parmi lesquels djubini, ganbag, gamalag, maluk, yirago, yiraki, yidaki, etc.

Le didgeridoo est traditionnellement fabriqué à partir d’une branche d’eucalyptus creusée naturellement dans toute sa longueur par des termites. Normalement, le bout par lequel le joueur souffle dans le didgeridoo est plus étroit que l’autre extrémité, d’où sort le son, et il est recouvert de cire d’abeille pour mieux s’adapter à la forme de la bouche. Le didgeridoo a une longueur variant en général entre 1 et 2 m. Traditionnellement, il est décoré par des peintures représentant des scènes de la mythologie aborigène ou des motifs claniques.

Il existe aujourd’hui des didgeridoos creusés manuellement, à partir d’une branche de n’importe quelle essence d’arbre coupée en deux dans le sens de la longueur, afin d’évider l’intérieur, puis recollée : c’est la méthode "sandwich". On en trouve le plus souvent en bambou et en tek, mais aussi en PVC, en argile, en verre, voire même en papier mâché...
Il existe aussi des didgeridoos accordables. Le principe est de modifier la longueur de la perce par un système de coulisse.

Origine mythologique :

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Une légende aborigène relate ainsi l’origine mythologique du didgeridoo :
Au commencement, tout était froid et sombre. Bur Buk Boon était en train de préparer du bois pour le feu afin d’apporter protection, chaleur et lumière à sa famille. Bur Buk Boon remarqua soudain qu’une bûche était creuse et qu’une famille de termites grignotait le bois tendre du centre de la bûche. Ne voulant pas blesser les termites, Bur Buk Boon porta la bûche creuse à sa bouche et commença à souffler. Les termites furent projetées dans le ciel nocturne, formèrent les étoiles et la Voie lactée, illuminant le paysage. Et pour la première fois le son du didgeridoo bénit la Terre-Mère, la protégeant elle et tous les esprits du Temps du rêve, avec ce son vibrant pour l’éternité.

Pour jouer :

Pour jouer du didgeridoo le musicien fait vibrer ses lèvres comme pour un cor de chasse ou une trompette, avec cependant une tension moins forte des muscles labiaux. Une des particularités du didgeridoo, réside dans le fait que la plupart des joueurs utilisent la technique dite du « souffle continu » ou respiration circulaire. Celle-ci permet de maintenir un souffle d’air continu et de pouvoir jouer du didgeridoo sans s’arrêter, même lors de l’inspiration.

Le son de base, le bourdon, est produit par une vibration monotone des lèvres sur le bout du didgeridoo. Pour créer des mélodies, il existe cinq sortes de variations à partir du bourdon :

- De légères variations du débit d’air, qui abaissent ou augmentent la hauteur de la note du bourdon.

- L’amplification d’harmoniques présentes dans le bourdon, à partir de mouvements des lèvres et surtout de la langue. Cet aspect rapproche le didgeridoo d’autres instruments à harmoniques buccales comme l’arc à bouche et la guimbarde. Le chant diphonique fonctionne également selon le même principe.

- La variation du volume d’air dans les joues ou des poussées du diaphragme, qui permet des accentuations rythmiques.

- Les vocalises qui viennent se superposer au bourdon, et qui imitent souvent des cris d’animaux, dans le jeu aborigène. Le joueur peut aussi chanter dans le didgeridoo.

- Le quintoiement (ou survibration) qui s’obtient par un pincement des lèvres, de manière à souffler comme dans une trompette et qui produit un son de corne de brume proche d’une octave plus aiguë que le bourdon de base. En augmentant encore la tension des lèvres, il est possible d’obtenir d’autres survibrations plus aiguës, comme pour un cor de chasse.

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