Pourquoi dit-on ’Pis que pendre’ ?
"Pis" est l’ancienne forme pour "pire", donc l’expression faire "pis que pendre" à quelqu’un, c’est "lui en faire voir de toutes les couleurs" (un autre bon pourquoi !) : soit lui faire subir pire que la pendaison, soit des tourments sévèrement punis (la pendaison a longtemps été, et un peu partout dans le monde, une forme courante de châtiment pour les malfrats).
Evidemment de nos jours, quand on dit ça par exemple d’un enfant pour ses parents, on exagère un peu...
Pourquoi se fait-on ’remonter les bretelles’ ?
Cela remonte à, au moins, une cinquantaine d’années. Les petits enfants portaient souvent des bretelles et faisaient, tout comme auourd’hui, des bêtises.
Lorsqu’ils se faisaient attraper, l’adulte qui les grondait les prenait par les bretelles pour les surelever, les tenir. D’où l’expression "se faire remonter les bretelles".
L’expression "se faire tirer les oreilles" vient aussi d’une punition du même genre. L’adulte (un professeur en général), prenait l’enfant par le lobe de l’oreille et tirait vers le haut pour emmener l’enfant au coin.
Pourquoi ’mettre les pieds dans le plat’ ?
Autrefois, le mot "plat" désignait un terrain aux eaux stagnantes dans un champ.
"Mettre les pieds dans le plat" signifie donc mettre les pieds dans une mare et en s’y agitant, faire remonter les eaux boueuses.
"Mettre les pieds dans le plat", c’est effectivement réveiller des affaires qu’on préférerait voir stagner, aborder sans ménagements une question délicate que les autres cherchent à éviter, remuer la boue, bref se conduire de manière maladroite ou indiscrète.
Pourquoi dit-on ’feu’ devant le nom d’une personne décédée ?
"Feu(e)" est l’aboutissement du latin populaire fatutus "qui a telle destinée", d’où "qui a accompli sa destinée", dérivé du classique fatum "destin".
Employé aujourd’hui dans des emplois juridiques, et seulement antéposé à un nom de personne.
Pourquoi un ’oeil de lynx’ ?
Cette expression ne vient pas du tout du lynx (l’animal) mais d’un personnage de la mythologie grecque « Lyncée », argonaute accompagnant Jason à la recherche de la Toison d’or.
Lyncée avait le don de voir à travers les océans.
A l’origine, l’expression était donc « avoir l’oeil de Lyncée ». Au fur et à mesure du temps, l’expression a été déformée et est devenue « avoir un oeil de lynx ».
Pourquoi appele-t-on les policiers des ’Flics’ ?
Le mot "flic" s’est répandu en français courant au début du XXe siècle.
En ce qui concerne l’origine de ce mot, rien n’est certain ; il existe en effet au moins trois hypothèses qui sont les suivantes :
Comme on peut le constater, l’origine de ce mot n’est pas certaine, ceci démontrant combien l’étymologie n’est pas une science exacte !
Pourquoi doit-on ’toucher du bois’ ?
Le sens de cette expression est explicite. Ce geste est supposé empêcher que des bâtons viennent se mettre dans les roues des projets de celui qui y participe ou lui permettre d’exaucer ses veux de santé, de gain au Loto...
L’origine de l’expression est en soit assez ancienne (Perse ou Egypte), et reste intimement liée à la religion des peuples concernés :
Par ailleurs, les Celtes attachaient un grand pouvoir mystique et spirituel aux arbres.En "touchant" un arbre, on pouvait puiser dans son energie et sa vitalité.
Pourquoi dit-on ’dormir sur ses deux oreilles’ ?
"Dormir sur ses deux oreilles" signifie avoir un sommeil paisible et empli de quiétude dans un milieu rassurant et sécurisé, ou le sommeil de l’humain qui n’a pas de problèmes de conscience.
Cette expression serait donc logiquement en opposition avec l’expression "ne dormir que d’un oeil" qui signifie rester attentif malgré le sommeil, donc avoir le sommeil léger...
Etrangement, ces deux expressions mettent en œuvre deux sens différents. Ainsi en "dormant sur ces deux oreilles", on signifie que rien ne nous empêche de dormir au point que l’on met en suspend le sens de l’ouïe, le principale sens d’alerte nocturne.
Une autre symbolique pertinente serait aussi celle de l’oreiller moelleux et épais, permettant justement d’y enfoncer sa tête au point qu’il touche les deux oreilles à la fois. Un tel oreiller offre de fait un confort de sommeil total ( bien que cela dépende des gouts ) corroborant le sens de l’expression.
Pourquoi dit-on ’payer rubis sur l’ongle’ ?
L’expression date du XVIIe siècle. A cette époque au cours des beuveries, lorsque la tournée était dédiée à un absent très apprécié, les convives avaient pour habitude de conserver au fond de leur verre une minuscule goutte de vin (une sorte de rubis (par la couleur) liquide), de la verser sur leur ongle, puis de la lécher pour montrer l’attachement porté à la personne.
A la même époque, c’est aussi devenue une métaphore sur le fait de payer jusqu’au dernier sou, c’est à dire de vider ses poches (plutôt que son verre) jusqu’au dernier sou (plutôt que jusqu’à la dernière goutte).
Le sens premier a disparu aujourd’hui mais l’expression est restée.
Pourquoi doit-on montrer ’patte blanche’ ?
L’origine de l’expression remonte à Mr Jean de la Fontaine dans son conte "Le loup, la chèvre et le chevreau".
Dans celui-ci, le chevreau laissé seul à la maison par sa mère (qui a les pattes blanches) demande au visiteur (le loup) de montrer ses pattes s’il veut se faire ouvrir. Celui-ci, avec ses pattes noires ou grises, se voit ainsi refuser l’entrée.
L’expression est restée dans le sens de donner un signe de reconnaissance, une autorisation pour pouvoir entrer dans un lieu ou participer à une assemblée.
Pourquoi ’passer sur le billard’ pour subir une opération ?
Les billards furent très utiles en 14-18, durant la première Guerre mondiale.
Comme on manquait de tables d’opération, ils furent réquisitionnés pour opérer les blessés.
D’où l’expression "passer sur le billard".
De plus, "rester sur le billard" veut dire mourir en subissant une opération de chirurgie.
Pourquoi dit-on ’jaloux comme un pou’ ?
A dire vrai on dit plutôt Fier comme un pou. Mais e sens est assez proche.
L’expression est en fait ironique, issue d’une déformation du vieux français : Pouil en vieux français (signifiant Coq) a peu à peu été assimilé au terme Pou (signifiant Pou).
Le coq, maître de la basse cour, et son instinct de domination naturel ont finalement été associé au petit animal disgracieux des chevelures de certains.
Pourquoi ’prendre la poudre d’escampette’ ?
"Escampette" est de la même racine que "échapper" (escapare en latin), voir aussi le mot anglais "escape".
La "poudre d’escampette" serait alors en fait la poussière laissée derrière les cavaliers qui s’enfuyaient.
Pourquoi le membres de l’IGS sont-ils les ’boeuf-carotte’ ?
Les bœufs sont appelés ainsi car ils ont la réputation de faire "mijoter" la personne interrogée.
Pourquoi ’le jeu en vaut la chandelle’ ?
A l’époque où l’électricité n’entrait pas dans nos maisons (et que la télévision n’existait pas), les longues soirées d’hivers étaient une occasion pour jouer aux cartes ou aux dés à la lueur des bougies.
La chance faisait parfois défaut aux joueurs qui misaient de petites sommes. Les gains rapportés alors ne suffisaient pas toujours à rembourser la chandelle qui avait éclairé la partie...
Le jeu n’en valait alors pas la chandelle !
Pourquoi une ’pendaison de crémaillère’ ?
La crémaillère est une tige de fer munie de crans, fixée à l’intérieur d’une cheminée. Elle sert à suspendre les marmites par leur ance à ses crans, à différentes hauteurs, plus ou moins proche du foyer.
À l’époque où les cheminées faisaient office de ’fourneaux’, et qu’on bâtissait une nouvelle maison, l’instant où l’on suspendait la crémaillère dans la cheminée signifiait que la maison était terminée et à ce moment, on invitait les amis pour fêter l’évènement et prendre le premier repas mitonné dans l’âtre muni de la crémaillère.
Pourquoi un ’boute-en-train’ ?
A l’origine un boute en train est un terme concernant la reproduction des cheveaux.
Le Boute en train est un mâle que les éléveur utilisent pour déceler les femelles en chaleur et ce mâle est mis artificiellement dans l’impossibilité de les saillir car on réserve les femelles pour un reproducteur bien précis.
Donc un boute-en-train est un mâle qui est là pour amener au plaisir.
Depuis on a généralisé cette expression pour désigner quelqu’un qui met de l’ambiance dans une soirée.
Pourquoi dit-on ’tenir le haut du pavé’ ?
A l’époque, les rues de Paris n’étaient pas pavées et il n’existait pas de système d’égout et surement pas de rammassage d’immondices.
Les rues n’étaient pas plates : les bords hauts partaient des maisons pour descendre vers le milieu de la rue ou se trouvaient les " eaux usées". Il était donc moins salissant de marcher en haut de la rue pltuôt qu’en bas.
Or, quand deux ou plusieurs personnes marchaient ensemble le plus riche marchait sur les pavés du "haut" pour se salir le moins possible. D’où l’expression "tenir le haut du pavé".
Pourquoi dit-on ’fumer comme un pompier’ ?
Contrairement a ce que beaucoup de gens pensent, cette expression ne signifie pas que les pompiers fument beaucoup de cigarettes...
Autrefois, les pompiers utilisaient des pompes a vapeur. Ces dernières étaient utilisées principalement à Paris, à la création du Bataillon des Sapeurs-Pompiers de Paris, et dégageaient beaucoup de vapeur dans les rues et les enfumaient... D’ou l’expression "fumer comme un pompier".
Par ailleurs, avant l’arrivée des combinaison de pompier ignifugée, les pompiers portaient des vestes en cuir enduites de graisse pour résister à la chaleur. C’est cette graisse qui sous l’effet de la chaleur produisait une fumée qui semblait s’échapper du corps des pompiers.
Pourquoi dit-on ’avoir le cafard’ ?
Le mot cafard a quatre sens en français.
Le premier est oublié. Au XVIe siècle, il désignait une personne non ou peu croyante qui faisait croire qu’elle l’était profondément. Un bigot, un faux dévot ou un fourbe, donc. Ce mot viendrait de l’arabe ’kafir’ qui voulait dire ’mécréant, renégat’.
Il désigne aussi une personne qui dénonce les autres (qui ’cafarde’), sens qui vient probablement du précédent, par allusion à la personne qui a un comportement hypocrite ou fourbe.
Ensuite, il y a ce sympathique petit insecte marron ou noir qui s’agite avec de nombreux congénères dans les recoins sans lumières. Là encore, le nom vient peut-être du premier sens de cafard, par comparaison au bigot vêtu de sombre et qui fait les choses en cachette.
Quant au cafard de notre expression, il semble que ce soit Charles Baudelaire qui l’ait introduit dans "Les Fleurs du Mal" en 1857. Tout comme il a popularisé le mot anglais ’spleen’ avec le même sens de tristesse, de mélancolie.
Parlant du Démon : « Parfois il prend, sachant mon grand amour de l’art, La forme de la plus séduisante des femmes, Et, sous de spécieux prétextes de cafard, Accoutume ma lèvre à des philtres infâmes. »
Maurice Rat, qui n’avait pas dû bien lire Baudelaire, place l’origine de cette expression plus tard, entre 1875 et 1900 dans les troupes d’Afrique et plus particulièrement dans la Légion Étrangère. Peut-être est-ce parce qu’elle a été répandue là-bas par un légionnaire poète qui lisait les Fleurs du Mal ? A moins que cela ne vienne du fait que, quand il y en a, les cafards sont légion et qu’ils grouillent comme les idées noires le font dans la tête.
Pourquoi parle-t-on de la ’poule aux oeufs d’or’ ?
On dit "la poule aux œufs d’or" en référence à la fable de la Fontaine. L’histoire est celle d’un homme dont la poule pond un oeuf d’or chaque matin et qu’il tue pour savoir d’où vient cet or et en gagner plus. Malheureusement pour lui, en tuant la poule, il ne découvre rien et a anéanti sa source de richesse, d’où la morale de la fable. L’avarice perd tout en voulant tout gagner. On dit "Une poule aux œufs" pour quelque chose qui produit de l’argent sans effort. Et bien sûr il faut être assez malin pour la garder et ne pas la tuer.
Pourquoi dit on ’démarrer sur les chapeaux de roues’
Autrefois, les "chapeaux de roues" étaient l’équivalente des enjoliveurs sur lesquels les voitures se "couchaient" lorsque le conducteur négociait un virage trop rapidement.
Cette expression a été étendue ensuite aux véhicules roulant à vive allure puis à tout démarrage rapide (par exemple pour le démarrage d’une activité).
Pourquoi dit-on ’poser un lapin’ ?
Selon G. Esnault, cette expression courante au XIXè siècle dans le monde de la prostitution, signifie ne pas rétribuer les faveurs d’une fille. Puis, elle a été reprise par les étudiants dans le sens affaibli qu’on lui prête aujourd’hui, qualifiant un rendez-vous, la plupart du temps un rendez-vous amoureux, que l’on n’aura pas respecté.
Le lapin signifiait à l’époque le refus de payer, comme dans voyager en lapin (voyager clandestinement). Pour Claude Duneton, le fait de poser un lapin pourrait résulter de l’influence d’une autre expression, d’usage également au XIXè siècle, faire poser ou laisser poser quelqu’un pour le faire attendre.
Pourquoi dit-on ’avoir un coup de pompe’ ?
Cette expression est d’abord née aux débuts de l’aviation, avant de passer dans le cyclisme lors du Tour de France, puis d’être transmise au langage courant.
Les premiers aviateurs ont rapidement fait connaissance avec le phénomène des trous d’air, que les habitués des voyages en avion connaissent bien : à certains endroits une dépression se forme. Quand un appareil volant traverse une telle dépression, il perd soudainement de l’altitude.
En bref, il tombe de quelques mètres, parfois beaucoup plus. Les premiers aviateurs ont appelé ça un "coup de pompe", le phénomène évoquant pour eux le mouvement (vers le bas, en l’occurence) d’une pompe.
L’expression serait ensuite passée dans le monde du cyclisme, même s’il est vrai qu’à vélo, une pompe sert plutôt à regonfler les pneus (donc à aller mieux), et qu’elle n’évoque pas vraiment une perte de morale, un passage à vide, qui est le sens qu’a pris cette expression dans le langage courant.
Pourquoi ’sept ans de malheur’ quand on casse un miroir ?
Deux explications possibles pour cette superstition qui remonte à la nuit des temps, mais intimement liée au trouble ressenti par les hommes face à leur propre reflet. On croyait que les miroir renfermaient l’âme des morts, qui prenaient la forme de celui qui s’y reflétait. Si le miroir cassait, cela libérait l’âme du mort pour les 7 années suivantes. Autre explication : les miroirs étaient les refuges réputés des démons. Briser le miroir faisait courir le risque de les libérer.
L’origine des 7 années vient probablement de la Bible et du songe de Pharaon, dans lequel sept vaches maigres annonçaient les sept années de malheur qui allaient frapper l’Égypte.
Pourquoi dit-on ’22’ lorsque la police passe ?
L’expression vient des ouvriers typographes (vers 1870) qui signalaient ainsi l’arrivée du chef d’atelier en utilisant un code né du vocabulaire propre au métier basé sur la taille des caractères d’imprimerie.
"Vingt-deux" pourrait aussi être la déformation du juron "Vingt Dieux !". En réalité, on devrait donc dire "Vingt Dieux, v’là les flics !"
L’expression pourrait aussi venir d’un code inventé par des employés de bureau qui souhaitaient savoir si leur patron était dans les parages. Ils ont donc créé un code numérique, en additionnant les chiffres correspondant aux lettres du mot "chef". Le mot chef vaut C=3 + H=8 + E=5 + F=6 = 22 22 correspond donc à chef (voilà le chef !).
Le 22 était l’ancien numéro de téléphone pour appeler les flics, remplacé aujourd’hui par le 17.
Pourquoi écrit-on ’lol’ ?
Les lettres "LOL" sont les initiales de "Laughing Out Loud", signifiant à peu près "rire à gorge déployée". Cette expression s’est imposée avec l’avènement des salons de discussions et messageries instantanées. Signifiant à un contact que l’on est "mort de rire", elle est francisée naturellement par "MDR".
Pourquoi dit-on ’une conversation à bâtons rompus’ ?
"A bâtons rompus" désigne une conversation plutôt désorganisée. Alors que en Afrique une technique consistait à faire tourner un bâton (le bâton à palabres), le détenteur étant seul habilité à parler. Le bâton rompu laisse chacun libre de parler comme bon lui semble.
Pourquoi dit-on qu’il fait un froid de ’canard’ ?
Il semblerait que l’origine de cette phrase provienne des chasseurs :
L’ouverture de la chasse aux canards s’effectue généralement en fin d’automne ou début d’hiver, c’est à dire pendant les périodes migratoires de ces derniers.
Les chasseurs expliquaient leurs "coups manqués" par le fait qu’il faisait froid et donc qu’ils ne pouvaient rester immobile face à la cible, d’où un froid de canard !
Cette expression est désormais sorti de son contexte et employée par nous tous.
Pourquoi dit-on ’mayday ! mayday !’ ?
Ce message international de détresse vient du français "Venez m’aider". L’expression a été anglicisée après la Première Guerre mondiale pour devenir "Mayday".
L’anglicisation date de 1927, date à laquelle "Mayday" a été adopté par la Convention Internationale de Radiotélégraphie de Washington.
"Mayday" est aux pilotes d’avion ce que le SOS est aux utilisateurs du morse.
Pourquoi dit-on ’avoir une mémoire d’éléphant’ ?
On emploie parfois l’expression "avoir une mémoire d’éléphant" ... Eh bien cette expression n’est pas utilisée à tort !
L’éléphant mémorise les pistes qu’il emprunte chaque année pour aller d’une région à l’autre. Mieux encore, il parvient à se souvenir de l’époque à laquelle certains végétaux et fruits parviennent à maturité : il se met en route et parcoure parfois plusieurs centaines de kilomètres pour les consommer ... juste au bon moment !
Et concernant un aspect plus attachant de cette mémoire d’éléphant, sachez que les liens d’autorité et d’affection établis avec les humains dès le jeune âge de l’éléphant dureront toujours. Le pachyderme n’oubliera jamais celui ou celle qu’il a côtoyé pendant une période de sa vie.
Pourquoi dit-on qu’un programme ’bug’ ?
En fait il s’agit du mot "Bug" qui veut dire "insecte" en Anglais.
Ce petit animal se collait sur les contacts des anciens gros (très gros parfois 1 pièce entière) ordinateurs qui marchaient avec des sortes de relais mécaniques.
Les insectes aimant la chaleur dégagée par ces bobines de fil (électro-aimants) se faufilaient entre elles et lorsque l’opérateur effectuait un calcul engendrant l’action du relais, celui-ci écrasait l’insecte et malheureusement le contact ne se faisait plus... d’où une erreur de programmation, soit un bug...
L’anecdote est qu’un jour un calculateur s’est mis à donner des résultats faux. Les informaticiens se sont mis à chercher dans la machine et ses cartes internes d’où pouvait bien provenir le problème qui générait ces erreurs. Il trouvèrent un cafard grillé sur un composant. Au retour l’un d’eux dit "on a trouvé c’est un bug" !! Depuis on a mis sur le dos de ce pauvre insecte la plupart des erreurs de codage des hommes...
Pourquoi un ’croque-mort’ s’appelle ainsi ?
Il y a quelques années, pour être sûr que l’on enterrait pas quelqu’un vivant, celui qui était chargé de fermé le cercueil, mordait l’orteil du présumé mort.
Si il ne bougeait pas, c’est effectivement, il avait passé l’arme à gauche.
L’homme qui s’occupe du cercueil est ainsi resté le "croque-mort" ! brrrrr....
L’autre explication est que le croque-mort est appelé ainsi parce qu’il croquait les morts non pas en leur mordant un orteil mais en les "croquant" , ancien mot qui voulait dire : faire disparaitre, et pour cela, ils utilisaient un croc ou crochet qui lui servait à tirer et trainer le mort enveloppé dans son suaire jusqu’à sa charrette qui l’emmenait à la fosse commune.
Pourquoi dit-on que la noblesse a ’le sang bleu’ ?
Au XVIIe siècle, les dames de la noblesse restent à l’abri du soleil dans leurs vastes demeures contrairement aux paysannes qui travaillent dans les champs toute la journée. Les premières ont donc la peau blanche et laiteuse, les secondes ont la peau "bronzée".
On distingue ainsi une dame qui ne travaille pas (noble) d’une femme qui travaille(paysanne). Puisqu’elles se protègent du soleil, les dames de la noblesse pensent qu’elle ont la peau plus fine que celle des paysannes.
Le dernier chic dans la noblesse est d’avoir la peau du visage tellement fine qu’elle doit être presque transparente au point qu’on voit les veines des tempes. Ces veines sont... bleues et si l’on distingue les veines des tempes, on a donc le sang bleu.
Certaines dames n’hésitaient pas à demander à leur femme de chambre de dessiner des veines bleues au pinceau sur leurs tempes !!!!
Pourquoi dit-on ’vendre la mèche’ ?
cette expression date du XIXe s. (1830).
Par croisement avec l’expression antérieure d’éventer la mèche (XVIe s.) au sens technique de découvrir une mèche d’artillerie ou de mine, donc de mettre à jour une mèche avant qu’elle s’enflamme.
Pourquoi dit-on ’au temps pour moi’ (ou ’autant pour moi’) ?
Et non pas "autant pour moi", comme chacun le pense !
Cette expression trouve sa source dans une phrase qui était (ou est toujours) utilisée par le chef d’orchestre lorsqu’il se perdait dans la partition.
Lorsqu’il se rendait compte d’un écart sur ce qu’il indiquait, le chef d’orchestre demandait de reprendre "au temps pour lui" (c’est le temps du chef d’orchestre que tout le monde doit suivre) pour que tout le monde soit à la même mesure.
Apparemment cette expression est héritée du jargon militaire et avait le même sens (le chef demandait à ses soldats en marche de se mettre à son temps.)
Pourquoi les bateaux-mouches s’appellent-ils ainsi ?
Un bateau mouche est un bateau destiné au transport de touristes. Les plus célèbres sont ceux de Paris sur la Seine.
Les célèbres bateaux-mouches de Paris font leur apparition en 1867.
Leur appellation vient du fait qu’ils étaient à l’origine construits sur les chantiers de la Mouche à Lyon. Pendant 50 ans, ils assurent le service mais, concurrencés par le bus et le métro, ils cessent leurs activités en 1934.
Ce n’est qu’en 1949 qu’ils deviennent des bateaux de promenade, tels que nous les connaissons aujourd’hui à Paris.
Pourquoi le Sud de la France s’appelle ’le midi’ ?
Le terme « midi » vient du mot latin « meridies » qui signifie « midi » et qui est à l’origine du mot « méridien ».
Le méridien est un cercle imaginaire passant par deux pôles terrestres. Un plan méridien (que le soleil coupe à midi) est défini par l’axe de rotation de la Terre et la verticale du lieu.
De « méridien » vient « méridional » : qui est au Sud. Ce terme s’oppose à « septentrional » (qui signifie : du Nord ou situé au Nord) qui vient lui, de « la grande ourse » qui en latin portait le nom de « les sept bœufs de labour » et qui indique le Nord.
Alors on peut dire le Sud ou le midi de la France c’est en fait la même chose.
Pourquoi ’demande-t-on la main’ d’une fille ?...
Chez les Romains, le père donnait la main - c’est-à-dire l’autorité - de sa fille à son futur gendre. Ce mariage était appelé cum manu, avec la main.
Aujourd’hui, évolution des moeurs oblige, l’usage est de demander la main, non plus au père mais à sa promise. Toutefois, l’idée que le mariage est d’abord une affaire conclue entre deux hommes persiste dans l’étymologie même du verbe marier, du latin mas, maris, qui signifie mâle.
Pourquoi certaines pantoufles s’appellent-elles des ’charentaises’ ?
C’est en Charente qu’on fabriquait des pantoufles en feutre, que tout le monde portait à l’intérieur, et aussi à l’extérieur dans les sabots.
Celles-ci étaient devenues emblématiques de la Charente et furent appelées charentaises.
Pourquoi dit-on ’être un cordon bleu’ ?
Sous l’Ancien Régime, le cordon bleu était la plus illustre des décorations, l’insigne des Chevaliers du Saint-Esprit, ordre institué en 1578 par Henri III pendant les guerres de Religion afin de regrouper les principaux chefs du parti catholique contre les protestants.
Aboli à la Révolution, le cordon bleu constitua pendant deux siècles la distinction suprême dans l’aristocratie française, quelque chose comme les plus hauts grades de l’actuelle Légion d’honneur, qui n’a fait d’ailleurs que lui succéder. La locution pouvait donc s’appliquer par métaphore à tout ce qui est d’une rare élévation. Ainsi un poète du XVIIe siècle qui souhaitait se faire admettre à l’Académie française déclara que cette assemblée était "le cordon bleu des beaux esprits" ; il fut élu.
Cependant, selon d’autres sources, l’application culinaire est fondée sur des faits plus précis : certains seigneurs de haut parage, tous dignitaires du Saint-Esprit et porteurs du cordon de l’ordre, avaient pris l’habitude de se réunir en une sorte de club gourmand pour cultiver l’art du bien-boire et du bien-manger.
Leurs déjeuners devinrent célèbres et l’on employa un temps l’expression faire un repas de cordons bleus. Façon de parler qui a passé des gourmets tombés dans l’oubli aux préparateurs des plats eux-mêmes, tous cuisiniers et cuisinières de haute volée.
Pourquoi parle-t-on des ’dents du bonheur’ ?
Cette expression, qui est employée lorsqu’une personne a les dents de devant écartées, pourrait provenir du fait que cet écart est souvent provoqué par la succion du pouce chez l’enfant. Or sucer son pouce pour un enfant est une recherche du bonheur qu’il ne retrouvera d’ailleurs jamais !
Pourquoi dit-on ’Aïe !’ quand on se fait mal ?
Tout cela remonte au XVIIIe siècle, dans le Nord, plus précisément dans le canton d’Arleux, capitale de l’ail. En 1711 de violents combats eurent lieu et la destruction du château de Forestel provoqua la tristesse de la population locale, qui tenait au prestige de son château.
D’où l’expression de dire aïe lorsque l’on se fait mal, en rapport à la douleur occasionnée par la destruction du château du "pays de l’ail" !
Pourquoi dit-on ’ça va prendre 107 ans’ ?
Et bien c’est la construction de la cathédrale Notre Dame de Paris qui aurait duré 107 ans !
L’ouvrage a semblé durer une éternité aux parisiens qui étaient las de voir l’ile de la cité à Paris en perpétuel chantier.
Quand quelque chose semble laborieux, on espère que cela ne va pas durer aussi longtemps que ce chantier là. D’où cette expression qui est entrée dans le langage courant.
Pourquoi dit-on ’à brûle pourpoint’ ?
"à brûle pourpoint" est en analogie avec le tir des anciennes armes à feu.
Flinguer quelqu’un par surprise pouvait se faire de si près que la flamme du tir brûlait le pourpoint.
Par comparaison cela à signifié "par surprise, sans préparation".
Pourquoi dit-on ’rouler un patin’ ?
Le verbe "peloter", qui remplaça au XIXe siècle celui de "patiner" (qui avait le sens érotique de "caresser avec insistance comme avec une grosse patte") a donné lieu à un calembour : "rouler un pélot, un palot, une pelle", tout comme "patiner", qui refit surface dans les années 30, en pleine vogue du patin à roulettes, inspira "rouler un patin" et "rouler une galoche" (pour la chaussure de patinage).
Pourquoi dit-on ’branle bas de combat’ ?
L’expression "Branle-bas de combat !" vient de l’ordre, à l’approche d’un combat, de décrocher les "branles" (les hamacs) pour dégager les ponts inférieurs pour les artilleurs.
Une partie de ces "branles" étaient pliés et stockés dans les "filets de passavant", servant ainsi de protection pour les fusiliers de l’infanterie de marine.
Pourquoi dit-on ’de but en blanc’ ?
Cette expression est issue du vocabulaire de l’artillerie.
Le mot but ou butte désignait à l’origine le monticule sur lequel on plaçait le canon pour tirer. Le blanc était le centre de la cible à atteindre.
Rappelons que selon la distance et la puissance de l’arme, la trajectoire du tir peut être plus ou moins tendue. Tirer de but(te) en blanc signifiait tirer en ligne droite, selon la trajectoire la plus directe.
Annoncer quelque chose de but en blanc, c’est, à partir du sens figuré, annoncer quelque chose sans détour, de manière directe.
Pourquoi dit-on ’tomber dans les pommes’ ?
Au moyen-âge, paumez, devenu pâmé (d’où pâmoison) signifiait évanoui.
On ne sait par quelle absurde déformation de la langue populaire "tomber en pâmes" est devenu "tomber dans les pommes"...
Pourquoi dit-on ’se mettre en rangs d’oignons’ ?
Quand on est rangé sur une file horizontale, au lieu d’être les uns derrière les autres, on dit qu’on est "en rangs d’oignons". Avec un "s" de nos jours, et sans "s" au départ, puisque l’expression vient, semble-t-il, du nom du Baron d’Oignon.
Celui-ci avait été chargé en 1576 du protocole des Etats-Généraux réunis à Blois, et devait placer les députés selon leur rang.
Embarrassé par cette tâche ingrate, il avait fini par les mettre tous les uns à côté des autres : "en rang d’oignon" (sans "s").
Il faut chercher l’origine du surnom de New York dans les courses et le jazz. C’est apparemment John J. Fitzgerald, chroniqueur des courses de chevaux au Morning Telegraph, dans les années 20, qui lança le terme de "Big Apple" —La Grosse Pomme.
En reportage à la Nouvelle Orléans, il entendit des valets d’écurie noirs-américains appeler les champs de course de New York, "The Big Apple." Le terme lui plut et il donna comme titre à sa chronique "Around the Big Apple." "The Big Apple" servit par la suite à décrire tout ce qui touchait aux courses à New York. Dix ans plus tard, de nombreux musiciens de jazz commencèrent à utiliser le terme de "Big Apple" pour désigner n’importe quelle grande ville surtout du nord des Etats-Unis, puis pour désigner New York, et plus particulièrement Harlem, comme la capitale mondiale du jazz.
Par extension, "The Big Apple" devint synonyme de New York et le terme de "Fun City" —la ville où l’on s’amuse bien— qui était très utilisé dans les années 60 disparut au profit de "The Big Apple."
Pourquoi dit-on ’être sur son trente et un’ ?
Cette expression, qui signifie évidemment être en habit de fête, vient d’une déformation du mot trentain qui désignait au moyen âge une étoffe précieuse dont on faisait les habits de cérémonie, et qui était composée de trente fois cent fils.
Pourquoi dit-on ’as’ et pas ’un’ en courses hippiques ?
Un chroniqueur de courses hippiques dans les années cinquante avait une prononciation contestable. A la suite de plusieurs récriminations d’auditeurs mécontents d’avoir pris le "un" pour un "vingt", il décida de transformer le "un" en As sur les conseils avisés d’un ami bridgeur.
Une autre explication possible : cette appellation viendrait du fait qu’au début des courses hippiques, le jokey (qui ne s’appelait d’ailleurs pas ainsi) qui portait le numéro 1 était celui qui avait gagné le plus de courses, c’était donc l’"as", le meilleur.
Pourquoi dit-on ’prendre son pied’ ?
Il semblerait que du temps des corsaires, quand on partageait le butin, on faisait des piles sur la table, et chacun prenait son revenu, compté en taille de pile. Et l’unité de mesure était le pied.
Chacun prenait donc son "pied" et bien entendu, sur terre on s’empressait de le dépenser de manière "agréable"
Une toute autre interprétation de l’expression « prendre son pied » peut être la suivante :
Il semblerait qu’elle soit tout simplement en rapport avec le plaisir évident qu’ont les bébés de mettre leur pied dans leur bouche… !
Pourquoi dit-on ’onze, douze,...’ et pas ’dix-un, dix-deux,...’ ?
En réalité onze est bien un-dix : c’est la transformation du latin undecim = un+dix. De même pour douze et les suivants ... Tous ces mots sont du latin “usé”. Il n’y a que dix-sept, dix-huit et dix-neuf que nous n’avons pas usé. Pourquoi ? Il n’y a pas de raison ! Les Italiens ont fait comme nous (sedici et diciasette), alors que les Espagnols ont “usé” leurs mots jusqu’à quinze seulement (quince) , mais ont cessé de le faire à partir de seize (diez y seis).
Pourquoi dit-on ’découvrir le pot au rose’ ?
Le pot aux roses désignait au moyen-âge la petite boite dans laquelle les jeunes femmes fortunées rangeaient leurs parfums en tout genre, et notamment le rose dont elles se fardaient.
Bien souvent, elles cachaient au fond de ces cassettes des mots doux ou secrets afin qu’on ne les découvre pas. D’où l’expression "Découvrir le pot au rose", découvrir le fin mot de l’histoire.
Pourquoi appelle-t-on les agents de police ’poulets’ ?
Parce que Philippe le Bel a fait construire le premier hôtel de police de Paris sur l’emplacement d’un poulailler (près du port au foin) !
Pourquoi la première place s’appelle-t-elle la ’pôle position’ ?
A l’origine, il s’agit d’un terme de courses sur anneau circulaire.
Tous les concurrents partaient alignés sur une même ligne (pas de décalage comme en athlétisme par exemple), la meilleure place était donc celle à la corde.
Cette place, la plus proche du pôle (le centre de l’anneau), s’appelle donc la pôle position, et c’est la meilleure !
Pourquoi appelle-t-on un maillot de corps sans manche un ’Marcel’ ?
Le boxeur Marcel Cerdan aurait trouvé que supprimer les manches de son vêtement d’entrainement lui permettait de ne pas en changer toutes les 10 minutes, à cause de la transpiration.
Pourquoi dit-on ’à la gomme’ ?
Cette expression vient de « gommeux » qui désigne un jeune homme désœuvré d’une élégance excessive et ridicule.
Pourquoi dit-on ’la thune’ ?
La thune n’a pas d’origine particulière... Cela pourrait venir du mot "Fortune" dont a juste gardé la dernière syllabe...
Mais la "thune" est l’ancien nom donné à la pièce de 5 francs !
Pourquoi dit-on qu’il ne faut pas être 13 à table ?
Cette expression fait référence à la Cène où Jesus et les 12 apôtres étaient treize à table.
Judas ayant trahi Jesus en sortant de table, la superstition est restée.
Pourquoi envoie-t-on un ’S.O.S.’ ?
Le S.O.S. est un code utilisé en signaux morse. Samuel Morse, un peintre américain, a inventé tout un alphabet qui peut être facilement écrit, transmit et reçu avec des moyens rudimentaires, puisque ce système repose sur un cryptage sur deux signes seulement : le point et le trait.
"S.O.S." reprend les initiales de l’expression anglaise "Save our Souls !" c’est à dire "Sauvez nos âmes", le signal de détresse par excellence. L’avantage de la formule S.O.S. est qu’elle se traduit en morse par trois points, trois traits et trois points, ce qui forme une musique audible très distinctement même dans des conditions extrême des radio utilisées en mer.
Pour ce qui est du Morse, il a fallut un certain temps avant que la communauté internationale adhère au code Morse : l’Australie d’abord, puis l’Allemagne, la Suisse, la France en 1856. Et c’est en fait le premier "S.O.S." de tous les temps qui l’a vraiment mis au monde, celui du Titanic, dans la nuit du 14 au 15 avril 1912.
Le code Morse est aujourd’hui dépassé mais on l’emploie toujours dans les communications de la Marine.
Pourquoi dit-on ’kiffer’ ?
Kiff est en fait une déformation de l’arabe kef employé au Machrek (Palestine,Egypte,Liban,Syrie,Irak,Jordanie...)qui veut plus ou moins dire plaisir (plaire). Les maghrébins(Maroc,Algérie,Tunisie) ont déformé le mot pour donner kiff, qui avec les immigrés est entré dans le vocabulaire français.
Pourquoi dit-on ’boire à tire-larigot’ ?
Ce proverbe est d’origine normande : Noël Taillepied, dans son Histoire des antiquités et singularités de la ville de Rouen, en donne l’explication suivante. Au XIIIe siècle, l’archevêque Odon Rigault fit présent à la ville de Rouen d’une cloche à laquelle la reconnaissance des habitants ou la vanité du donateur imposa le nom de Rigault.
Cette cloche était d’une grandeur et d’une grosseur démesurées ; c’était la première que les habitants de Rouen eussent jamais vue ainsi faite. Il fallait une patience et surtout une force peu communes pour la mouvoir ; et d’après le raisonnement très simple que les sonneurs doivent être d’autant plus altérés que leur peine est plus grande, il devint d’usage de comparer ceux qui buvaient beaucoup aux sonneurs chargés de tirer la Rigault.
Pourquoi dit-on que l’on nait dans les roses et les choux ?
Tout simplement car dans la Grèce Antique le roi Agamemnon était parti a la guerre lorsque sa femme Clytemnestre, fille de Tyndare, acoucha de trois filles, Iphigénie, Chrysothémis et Laodicé (Électre n’apparait dans la légende que beaucoup plus tard), et un fils Oreste. Ceux-ci ont tout simplement été enveloppés dans des pétales de roses (pour les trois filles) et dans un chou pour le garçon. Le fait que le garçon fût enveloppé dans un chou vient en fait du principe, fermement établi à l’époque antique, que la rose était un symbole féminin et qu’un enfant mâle ne ferait qu’en ressortir "efféminé" (notion très présente toutefois dans l’histoire mythologico-sociale grecque). Il fut donc enveloppé dans un chou tout simplement car c’était un des mets présents sur la table du roi grec.
Pourquoi dit-on ’jeu de mains, jeu de vilains’ ?
La réponse n’a rien à voir avec le fait de se battre comme beaucoup de personnes le pensent. Il faut en fait aller chercher du côté du sport. Au XVIII ème siècle le jeu de paume, qui ressemblait beaucoup au tennis, était très populaire. Les nobles jouaient avec une raquette, alors que les vilains autrement dit les membres du Tiers-Etat jouaient à mains nues faute d’argent. Pour les nobles, méprisants, le jeu de mains était donc un jeu de vilains ... indigne d’eux. A chaque échange il était de bon ton de renvoyer la balle en annonçant "tenez !" à l’adversaire. Ce qui a donné naissance par déformation au mot tennis.
Pourquoi dit-on ’Sabrer le champagne’ ?
On dit "sabrer" le champagne car cela consiste en une technique pour ouvrir une bouteille de champagne... avec un sabre. Cette technique consiste à faire glisser le tranchant du sabre le long du corps de la bouteille et de frapper d’un coup sec le col du goulot qui se sépare du restant de la bouteille avec netteté.
Sabrer le champagne est un usage traditionnel dont l’origine remonte aux régiments de cavalerie de plusieurs armées du monde, à commencer par les célèbres hussards de la garde napoléonienne.
Au retour de la bataille, les officiers de ces glorieux centaures sabraient le champagne pour rendre un hommage vibrant à la victoire, à la vigueur, à la virilité et aux dames... Ainsi ouvraient-ils les bouteilles d’un geste spectaculaire et magistral.
Pourquoi dit-on ’s’assoir en tailleur’ ?
Autrefois pour coudre les vêtements, les tailleurs avaient l’habitude de travailler assis sur leur table, les jambes croisées et repliées sous eux. Aussi lorsque quelqu’un s’assoit de la même façon sur le sol, on dit qu’il est " assis en tailleur ".
Dans l’antiquité, et à une époque récente, dans les pays d’Orient ou d’Afrique, les artisans travaillaient volontiers assis sur le sol, les jambes repliées et croisées ; cette station donne un certain équilibre et permet le travail manuel.
Pourquoi dit-on ’je l’ai au bout de la langue’ ?
Tout simplement, quand on est sur le point de trouver la solution à une question, elle va bientôt sortir de notre bouche, elle est donc sur le bout de notre langue...
Pourquoi dit-on ’donner sa langue au chat’ ?
Cette expression est l’analogue de l’expression "donner sa part au chat". Elle signifie, l’abandonner, la laisser. C’est une expresion bourguignonne qui établit la valeur de donner au chat. Elle signifie la gratuité, le renoncement. C’est comme la part de viande ou de nourriture dont on ne veut plus qu’on donne au chat.
Quant à la langue au lieu de la part, elle vient certainement du fait que lorsqu’on nous fait par exemple deviner quelque chose, nous devons nous servir de notre langue pour répondre or si nous ne pouvons pas ou ne voulons pas, nous la donnons au chat. D’où vient donc l’expression "donner sa langue au chat’.
Pourquoi dit-on que les carottes rendent aimable ?
la carotte s’est faite cette sympathique réputation grâce à l’âne ! En effet, on dit que la carotte rend aimable car la carotte était destinée aux ânes pour les faire avancer.
On connait le caractère extrêmement têtu d’un âne, que seule sa friandise favorite peut rendre soudainement obéissant et donc... aimable !
Une autre explication sur cette vertu que l’on prête aux carottes est que les personnes qui souffrent du foie sont souvent tristes et de mauvaise humeur. Or la carotte est un remède pour le foie et ceux qui la consomment, ayant une meilleure santé, sont plus gais et plus aimables.
Pourquoi dit-on ’pleurer des larmes de crocodile’ ?
L’expression littéralement veut dire : être hypocrite, dire ou faire une chose en montrant le contraire. Ajoutons à cela la symbolique des larmes : la tristesse, la peine.
Pour la comprendre, il faut savoir que les crocodiles pleurent (secrètent des larmes) quand ils mangent leurs proies. On pourrait donc penser qu’ils sont tristes de manger leurs victimes... alors qu’en fait ce sont leurs glandes lacrymales qui ont les mêmes circuits neuromoteurs que leurs... glandes salivaires et gastriques !!
Pourquoi dit-on ’faire l’école buissonnière’ ?
Buissonnier vient de buis, d’Asie mineure, avec l’arbrisseau, arbuste à feuilles. Par extension, on obtient buisson. Et ensuite, par extension, on obtient bois ou chasse. Anciennement l’école buissonnière était une école clandestine qui se tenait en plein champ. Son sens moderne est flâner, se promener au lieu d’aller en classe, et par extension, ne pas aller travailler.
L’expression « faire l’école buissonnière » existe un peu grâce à l’église de Luther. Luther était un prêtre catholique allemand. Un jour, des divergences sont nées entre lui et l’église officielle. Luther s’est donc séparé de l’église catholique et a fondé sa propre église, l’église luthérienne. Quand les prêtres luthériens ont commencé à prêcher la nouvelle religion vers les années 1550, ils ont eu des difficultés à le faire en public.
Ils ont donc commencé à prêcher et enseigner dans les campagnes, dans le bois, dans des écoles secrètes qu’on a appelées buissonnières. Le parlement a dû, à cette époque, interdire les écoles buissonnières.
Pourquoi dit-on ’avoir un chat dans la gorge’ ?
"Avoir un chat dans la gorge" signifie être enroué, éprouver au fond de la gorge un embarras soudain.
À partir du XIe siècle, la langue française parlée dans une certaine région de France utilisait le mot "maton" pour désigner le lait caillé (suri), une substance dans laquelle on trouve des grumeaux. "Maton" était donc utilisé pour désigner toutes sortes de grumeaux et de coagulations qui se forment dans diverses substances. Quel rapport entre "maton" et "chat" ? On serait passé de "maton" (pour désigner des grumeaux) à "matou" à la suite d’un jeu de mot, puis finalement à "chat". Ces transformations auraient donné naissance à l’expression "avoir un chat dans la gorge".
Dans les dictionnaires usuels d’aujourd’hui, on ne trouve plus de trace de cette utilisation du mot "maton".
Pourquoi, en politique, parle-t-on de la gauche et de la droite ?
La réponse à ce pourquoi est en fait très simple. Cela vient de la répartition des sièges au Parlement. Les élus socialistes sont assis à la gauche de l’hémisphère, les communistes encore plus à gauche. A droite, les partis de droite, etc...
Historiquement, Philippe IV, surnommé le Bel, réunit dans les Etats Généraux, c’est-a-dire les Assemblée de la Nation qui traitaient des affaires publiques et réunissaient les représentants des nations. Il appela, pour la première fois, le tiers état (ceux qui ne sont ni du clergé ni de la noblesse composent le tiers état) à ces grandes assemblées (1302). Ces derniers étaient installés à la gauche du Roi, tandis que les nobles, les aristocrates et le clergé étaient installés à droite.
Pourquoi dit-on ’casser sa pipe’ ?
Il semblerait que cette expression vienne du 1er empire durant les guerres Napoléoniennes. Sur les champs de bataille de l’époque, les médecins militaires (majors) ne disposaient pas du matériel nécessaire pour anesthésier le soldat avant de l’amputer.
Pour résoudre ce problème, on avait trouvé une bien maigre solution. Il s’agissait de donner une pipe en terre cuite au patient qu’il place entre ses dents, pour éviter que ce dernier ne crie. Dans le cas où le médecin échouait lors de l’opération et que le soldat succombait, il lâchait alors la pipe qu’il tenait entre ses mâchoires, et celle-ci tombait en se brisant... Ce serait de la que naquit l’expression "casser sa pipe".
Pourquoi l’expression ’payer en monnaie de singe’ ?
Selon les livres des métiers du 12ème siècle, Saint-Louis aurait accordé aux montreurs de singes, le droit de payer en grimaces ou en tours de passe-passe le péage du Petit Pont qui relie l’île de Notre-Dame au quartier Saint-Jacques.
Par ailleurs, au Moyen-Age, le singe était considéré comme un animal néfaste : malin, intelligent et habile. Il avait toutes les qualités d’un faux-monnayeur. Par extension, payer en monnaie de singe revient à dire que la monnaie utilisée n’a aucune valeur.
Pourquoi parler de monnaie ’sonnante et trébuchante’ ?
Une pièce de monnaie est sonnante lorsqu’elle ne contient aucun vil métal et dont le titre approche les 10/10 en or ou en argent. De cette manière, elle tinte de façon reconnaissable pour une oreille avertie. Elle est trébuchante car elle ne craint pas l’épreuve du trébuchet (petite balance pour peser l’or, l’argent, les perles et les pierreries).
En effet, les pièces ce monnaies s’usaient pendant leur "vie’". Parfois même certains peu honnêtes grattaient les pièces pour en récupérer un peu de poudre d’or Pour que la pièce est le même poids moyen pendant toute sa durée d’usage on lui donnait une "surcharge" à la fabrication ( frappe) qu’elle perdait peu à peu . Cette surcharge était mesurable avec un trébuchet ( balance précise) et on l’appelait donc "trébuchant". Demander à être payé en monnaie sonnante et trébuchante signifiait qu’on voulait être payé en monnaie authentique et neuve !
Pourquoi le Japon est-il ’le pays du soleil levant’ ?
Au Japon, le soleil joue un rôle très important dans la mythologie et la religion. C’est de là que vient son nom de Terre du Soleil levant. On rappelle ainsi au peuple japonais que chaque jour apporte de nouvelles possibilités.
Le drapeau japonais est composé d’un cercle rouge sur fond blanc. Ce cercle représente le soleil levant. Dès le XVIe siècle, on trouve le soleil levant sur l’étendard de certains clans. Mais c’est en 1870 que fut adopté officiellement la forme actuelle du drapeau du Japon.
Pourquoi dit-on ’La semaine des quatre jeudis’ ?
Il y a environ 600 ans, au XIVe siècle, on utilisait une expression un peu différente, mais qui avait le même sens.
On employait l’expression « la semaine des deux jeudis » quand on voulait dire « jamais ». À l’époque, le jeudi était un jour gras, c’est-à-dire un jour où on pouvait manger en grande quantité tout ce qu’on voulait. Le lendemain, vendredi, il fallait jeûner ou ne manger que des aliments maigres, comme le poisson. Le jeudi était donc jour de fête, avant vendredi, jour de privation.
Évidemment, on préférait le jour de fête au jour de privation et on aurait souhaité qu’il y ait plus d’un jeudi par semaine. Au XVIe siècle, sans autre raison que celle d’exagérer, l’expression se transforme et devient « la semaine des trois jeudis ». On veut probablement s’assurer que l’interlocuteur comprenne bien que la chose est impossible, que cette chose n’arrivera vraiment jamais ! L’expression « la semaine des quatre jeudis » est apparue plus tard, possiblement au milieu du XIXe siècle.
Pourquoi dit-on ’on n’est pas sorti de l’auberge’ ?
L’ "auberge" est un des nombreux mots d’argot pour prison. Parce que la prison vous prend en pension pour un bout de temps tout en vous fournissant le vivre et le couvert.
Quand vous n’êtes pas près de finir une tache qui vous est imposée, vous pensez donc "je ne suis pas sorti de cette prison !"
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