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Pourquoi ? Langages et significations

vendredi 11 janvier 2008, par Zerfougnou [admin]

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Pourquoi dit-on ’O.K.’ ?

En fait OK vient de "oll korrect", dérivé de "all correct" qui veut dire, grosso modo, "tout va bien".

Cette déformation intervient au 19e siècle et on en retrouve des traces écrites à Boston à la même époque : La plus ancienne version est attribuée à Andrew Jackson, héros de la 2e guerre d’indépendance puis président des États-Unis, qui aurait fait une faute d’orthographe : « Oll Korrect » (OK) au lieu de « All Correct ».

Une autre piste, voudrait que OK vienne de la guerre de cessession et des rapports quotidiens où lorsque l’on écrivait "0 killed", cela voulait dire que ça allait plutôt bien. D’où "O.k."


Pourquoi les mois de l’année portent-ils ces noms ?

Le calendrier international est le calendrier "Grégorien", promulgué par le pape Grégoire XIII en 1582.

Ce calendrier s’appuie sur le calendrier "Julien" qui était utilisé depuis -46 av. J.C. Créé par Jules César, le nom des mois fait en général référence à des Dieux :

  • Janvier : Januarius en l’honneur du Dieu des portes, Janus. Il devint le premier mois de l’année car c’était le mois des élections des magistrats.
  • Février : Februarius en l’honneur du Dieu Februa, dieu de la mort. À l’époque de Jules César, c’était le dernier mois de l’année, celui qui portait la "remise à niveau" : une année sur quatre, il se voyait rajouter un jour pour correspondre au cycle de la Terre.
  • Mars : Martius, en l’honneur de Mars, Dieu de la guerre. Ce mois était le premier de l’année romaine, c’était à cette période que l’empire romain partait en guerre, convaincu de la bienveillance du dieu Mars.

 Avril : Aprilis, en l’honneur de la déesse Aphrodite. Mai : Maius, en l’honneur de la déesse Maïa.

  • Juin : Junius, en l’honneur de la déesse Junon.
  • Juillet : Julius, en l’honneur de Jules César, créateur du calendrier.

 Aout : Augustus, en l’honneur de l’empereur qui succeda à César : Auguste.

  • Septembre : September en l’honneur... D’aucun Dieu. Ce nom signifie juste qu’il est le septième mois de l’année. Enfin, de l’année romaine, car aujourd’hui, il en est le neuvième.
  • Octobre : October car huitième mois de l’année romaine.
  • Novembre : November, le neuvième mois.
  • Décembre : December, le dixième mois.

Pourquoi parle-t-on d’armes ’blanches’ ?

La qualité des aciers a grandement évolué ces dernières décennies, mais il y a encore moins d’un siècle, les armes à feu, étaient systématiquement "bronzées", afin de les protéger de la rouille.

Le bronzage consiste en l’application d’un mélange acide qui réalise une altération (une oxydation spécifique) de la surface extérieure : celle-ci ne donne pas de rouille au sens où on la connaît, mais un oxyde noir ou noir bleuté.

Le problème est que l’on ne peux pas bronzer les couteaux et autres armes blanches, car l’oxydation générée par le produit bronzant "attaque" l’acier lui-même et est particulièrement agressif sur les parties les plus fines, autrement dit le tranchant.

Pour cette raisons, on ne bronze jamais une lame ; on trouve toutefois sur le marché des couteaux "tactiques" dont la lame est noircie, mais 1) le fil ne l’est jamais, et 2) il ne s’agit pas d’un bronzage mais d’une pellicule noire déposée sur l’acier.

Les armes blanches étaient donc appelés ainsi car elles n’était pas "bronzées" comme l’étaient les armes à feu.


Pourquoi un ’barbecue’ ?

Le terme Barbecue vient du moyen âge. Pour la cuisson à la broche des animaux entiers, ceux-ci étaient piqués de la "barbe" jusqu’au "cul".

Contrairement à ce que l’on peut croire, ce mot ne possède aucune origines anglo saxone !


Pourquoi ’l’imparfait’ et le ’plus-que-parfait’ portent-ils ces noms ?

En latin, il existe un temps passé, le parfait, qui se traduit aussi bien par : le chantais que par j’ai chanté. Il existe aussi le plus-que-parfait (j’avais chanté).

Dans les deux cas (j’ai et j’avais chanté) l’action est finie elle est "faite" complètement ou "parfaite".

A l’inverse dans "je chantais" on ignore si l’action est terminée au moment où l’on décrit cette action : exemple "Nuit et jour, à tout venant, je chantais ne vous déplaise..." (La cigale et la fourmi)

La durée, comme le début et la fin sont imprécis : du coup le temps n’est pas "fait complètement" donc, imparfait.


Pourquoi le client du médecin s’appelle un ’patient’ ?

C’est tout simplement pace que ce mot vient du mot latin "patiens : celui ou celle qui souffre", dérivé du verbe "patior = souffrir".

Le patient est donc celui qui souffre et tout naturellement il va chez le médecin.

A noter : Cette racine latine a aussi donné le mot "passion" qui est donc à l’origine une souffrance et peut encore parfois l’être, ainsi la compassion est elle le fait de "souffrir avec". La forme grecque du mot a abouti à "sympathie", dont le sens contemporain recouvre d’autres nuances.


Pourquoi dit-on ’en Avignon’ et pas ’à Avignon’ ?

La formule " en Avignon ", si elle permet d’éviter un hiatus quelque peu dissonant, est toutefois incorrecte lorsqu’elle s’applique à la ville contenue dans ses limites communales. Son emploi dans ce cas est souvent le fait de l’ignorance ou d’un certain pédantisme basé parfois sur des nostalgies d’Ancien Régime.

Car historiquement, la formule a été employée durant des siècles de manière tout à fait justifiée. En effet la préposition " en " désigne le lieu, " dans ", comme être " en Afrique ". Or, il faut savoir que depuis le XIVe s. le territoire d’Avignon, couvrant plusieurs communes actuelles, constituait un état à part entière appartenant au Saint Siège et gouverné par un vice-légat jusqu’en 1791. On résidait donc " en Avignon ", comme on pouvait résider " en Languedoc " ou " en Provence " etc. Seule autre exception " en Arles ", puisque Arles fut royaume au IXe s. Mais on n’a jamais habité " en Angers " mais " à Angers " et " en Anjou ". L’usage a voulu que l’on tolère de nos jours encore les expressions " en Arles " ou " en Avignon " pour désigner la région autour de la ville, le " pays " formé par les environs, sans limites administratives bien établies.

La formule appropriée est " à Avignon " lorsqu’on parle de la ville stricto sensu comme l’on fait pour " à Aix ", " à Albi " ou " à Amboise ".


Pourquoi un ’cerf-volant’ ?

Il s’agit à l’origine de l’insecte bizarre et cornu qui vole par ses propres moyens : le cerf-volant ou lucane. Ce coléoptère tient son nom de ses mandibules qui ressemblent (paraît-il) à des cornes de cerf. Mais qu’en est-il du jouet antique et virevoltant ?

L’origine de l’appellation "cerf-volant" pour désigner une toile volante reste obscure. Même le dictionnaire de l’Académie française fait preuve de prudence. Il hasarde cependant une explication étonnante. Le mot serait une déformation phonétique de "serpe-volante", qui signifiait "serpent-volant". Car les premiers cerfs-volants figuraient des dragons ou des serpents. Même la Bible (Isaïe, 30, 6) en atteste... A force de prononcer vite fait "serpe-volante serpe-volante serpe-volante", on aurait fini par assimiler ce mot à celui de "cerf-volant" qui désignait déjà le scarabée stylé dont il est question plus haut. D’où cette graphie abusive qui a traversé les siècles


Pourquoi ’www’ ?

On appelle « Web » (nom anglais signifiant « toile »), contraction de « World Wide Web » (d’où l’acronyme www), une des possibilités offertes par le réseau Internet de naviguer entre des documents reliés par des liens hypertextes.

Le World Wide Web est, et a été, désigné par de nombreux noms et abréviations synonymes : WorldWideWeb, World Wide Web, World-wide Web, Web, WWW, W3, Toile d’araignée mondiale, Toile mondiale, Toile.

Le nom du projet originel était WorldWideWeb [2]. Les mots ont été rapidement séparés en World Wide Web pour améliorer la lisibilité. Le nom World-Wide Web a également été utilisé par les inventeurs du Web, mais le nom désormais préconisé par le World Wide Web Consortium sépare les trois mots sans trait d’union [3]. Bien que « mondial » s’écrive world-wide ou worldwide en anglais, l’orthographe World Wide Web et l’abréviation Web sont maintenant bien établis.

En inventant le Web, Tim Berners-Lee avait aussi pensé à d’autres noms, comme Information Mesh (maillage d’informations), Mine of Information ou encore The Information Mine (la mine d’informations, dont le sigle serait Tim).

Le sigle WWW a été largement utilisé pour abréger World Wide Web avant que l’abréviation Web ne prenne le pas. La prononciation laborieuse en français comme en anglais de WWW a sans doute précipité son déclin. Les lettres www restent cependant très utilisées dans les adresses Web et quelques autres usages formels ou techniques, bien que cela ne réponde à aucune contrainte technique. Dans la seconde moitié des années 1990, alors que les réseaux étaient engorgés par la popularité grandissante du Web, une blague répandue prétendait que WWW signifiait World Wide Wait, soit « attente mondiale ». WWW est parfois abrégé en W3, abréviation qu’on retrouve dans le sigle W3C du World Wide Web Consortium.

Pour écrire « le Web », l’usage de la minuscule (« le web ») est de plus en plus courant. L’Office québécois de la langue française préconise la majuscule [4], le Journal officiel français préconise « la toile d’araignée mondiale » [5]. Cet article fait la distinction entre « le Web » et « un web », aussi la majuscule est toujours utilisée pour désigner le Web.


Pourquoi désigne-t-on les pubs du web ’SPAM’ ?

Le mot spam provient d’un sketch des Monty Python dans lequel le même mot, désignant un jambon en boîte de basse qualité, envahit la conversation et le menu d’un petit restaurant.

SPAM est la contraction de SPiced hAM et est une marque créée et déposée par Hormel Foods en 1937. Ce sketch parodiait d’ailleurs une des premières formes de spam. En effet c’est une publicité radiophonique pour SPAM, pendant laquelle la marque était répétée de nombreuses fois, qui est à l’origine du sketch des Monty Python.


Pourquoi appelle-t-on le chariot de manutention un ’diable’ ?

Un livreur livre ses marchandises avec un "diable" ! Ce terme en Français s’applique à un "chariot de manutention" affublé de cette appellation car les deux poignées, souvent rouges, évoqueraient les deux cornes du Malin !


Pourquoi ’pile’ et ’face’ ?

Dans l’Antiquité, les pièces étaient gravées sur une face du visage de Janus, et sur l’autre du navire qui l’avait amené en Italie.

Cependant l’Église fit vite remplacer Janus par une croix, le revers devenant la "pila".

Au XIIIe siècle, ce terme symbolisait en latin médiéval la marque du coin qui servait à frapper les monnaies. On disait alors "croix ou pile".

Plus tard, après le règne de François Ier, on décida de faire réapparaître un visage sur les pièces : la face remplaça la croix.

Aujourd’hui encore, jouer à "pile ou face" signifie qu’on laisse une décision se prendre au hasard, en fonction de la face de la pièce qui apparaîtra après qu’on l’ait lancée.


Pourquoi des rues, voies, avenues et boulevards ?

Le vocabulaire parisien compte bien des manières de qualifier une voie de circulation. Le mot rue l’emporte de loin, même pour des artères relativement larges et pourvues d’arbres comme la rue de la Convention ou la rue de Tolbiac, voire pour des pièces essentielles de l’urbanisme parisien comme la rue de Rivoli ou la rue de Rennes.

Normalement réservée aux artères ouvertes en arrière des anciennes enceintes (Grands Boulevards, boulevards des Maréchaux), l’appellation de boulevard s’est étendue à d’autres voies larges ouvertes à une circulation rapide (Magenta, Solferino, Saint-Michel, Saint-Germain). On a nommé avenue les artères aristocratiques qui constituent l’Etoile et, par similitude, celles qui forment les étoiles de la place d’Iéna, de la place du Trocadéro, de la place Pereire (du Maréchal-Juin), des Invalides, de l’Ecole militaire et des deux débouchés du pont de l’Alma. Les voies larges et de longueurs très diverses qui recoupent les boulevards des Maréchaux pour former les « portes » de 1860 ont elles aussi généralement été nommées avenues


Pourquoi ’un trophée’ avec un ’e’ ?

Parce que c’est une adaptation générique du bas latin "trophaeum", (latin "tropaeum"). On a donc gardé les sons "é" suivi du son "e", maintenant totalement muet. Il en est de même pourr musée, qui vient de "musaeum".


Pourquoi ’les Tuileries’ à Paris s’appellent ainsi ?

Le palais des Tuileries est un palais dont la construction commença en 1564 sous l’impulsion de Catherine de Médicis, à l’emplacement occupé auparavant par des fabriques de tuiles.

On y avait placé des effigies représentant l’Athéisme entouré de l’Ambition, de l’Egoïsme, de la Discorde et de la Fausse-Simplicité. Maximilien de Robespierre y mit le feu, dans une apothéose de cris et d’applaudissements.

Et par la suite on y construit le plus grand parc de Paris ! D’où le nom des tuilleries


Pourquoi y a-t-il un ’F’ à clef ?

L’explication au "f" final de clef est simple : le mot "clé" est issu du latin "clavis", on peut facilement expliquer le "f" par des raisons phonétiques.

Sans rentrer dans les détails, la syllabe finale chute lors de l’évolution du latin vers l’ancien français, le "a" tonique s’affaiblit en "e" tonique et le "v" alors en finale absolue du mot devient son équivalent sourd : le" f". D’où clef.

En français moderne, on utilise plus volontiers l’orthographe clé, moins archaïsante.


Pourquoi les dinosaures s’appellent-ils ainsi ?

Dinosaure signifie exactement "lézard terrifiant".

Le mot a été créé par un savant anglais du XIXe siècle, qui l’a fabriqué à partir de deux très vieux mots grecs : "deinos" et "sauros". En grec, "deinos", c’est ce qui inspire la crainte, qui est vraiment terrible, terrifiant. Ce mot provient d’une racine encore plus vieille "-dwei" qui exprime l’idée de séparation (et sans doute la peur d’être séparé !), et que l’on retrouve encore aujourd’hui en français dans le nombre "deux".

Quant à "sauros", c’était tout simplement en grec le lézard, qui a donné en français le mot "saurien" qui désigne aussi bien le sympathique petit animal que nous connaissons tous que le terrible et effrayant crocodile.


Pourquoi dit-on ’bâbord’ et ’tribord’ ?

C’est au XVe siècle que le français a emprunté "bâbord" et "tribord" au néerlandais qui disait "bakboord" pour désigner le côté gauche d’un bateau en regardant de l’arrière vers l’avant et "stierboord" le côté droit.

Pour expliquer l’origine de ces deux mots, il faut se rappeler que le gouvernail des navires tel que nous le connaissons aujourd’hui n’a pas toujours existé. Jusqu’au Moyen-Âge, le pilote du navire gouvernait avec une godille, sorte de grande rame, fixée au côté droit du bateau et tournait ainsi le dos au côté gauche.

Alors, pourquoi "bâbord/bakboord" et "tribord/stierboord" ? Tout simplement parce qu’en vieux néerlandais "stierboord" c’est le côté du gouvernail ; "bakboord" c’est le côté qu’on a dans le dos.

En effet "stierboord" et "bakboord" sont composés tous deux de "boord" qui a son origine dans de très vieux parlers germaniques d’où nous arrivent aujourd’hui l’allemand "Bord", l’anglais "board" et le français "bord". C’est à l’origine un terme de marine qui désigne le bord du bateau (voir aussi : le bordage du navire, monter à bord, aller à l’abordage...).

Le mot "stier" dans "stierboord" provient aussi des vieux parlers germaniques et désigne simplement le gouvernail ("Steuer" en allemand d’aujourd’hui). Enfin le mot "bak" dans "bakboord" est toujours d’origine germanique et n’est rien d’autre que le dos (que l’on retrouve aujourd’hui dans l’anglais "back"), c’est-à-dire ce que le pilote a dans le dos.

Et pourquoi demanderez-vous un accent circonflexe à "bâbord" ? Simplement parce qu’au XVIIe siècle, le français a fait la confusion entre "babord" et "bas-bord", c’est-à-dire le bord inférieur. Lorsqu’au XVIIIe siècle on a retrouvé le mot d’origine, le "s" a disparu, mais son souvenir s’est conservé dans l’accent circonflexe !


Pourquoi remplace-t-on le ’n’ par un ’m’ devant un ’p’ ou un ’b’ ?

En latin, où les diphtongues n’existaient pas, notre "m" actuel était dans ces circonstances partie d’un syllabe.

Ainsi : "plumbus" (le plomb), "campus" (le camp). Lors de la transformation de la syllabe en diphtongue, l’orthographe est restée... "bonbon", par exemple, n’ayant pas cette origine latine, échappe à cette règle


Pourquoi le bernard-l’hermite porte-t-il ce nom ?

Le bernard-l’hermite ou bernard-l’ermite est un crustacé qui se loge dans des coquilles abandonnées.

Le français a emprunté ce mot au XVIe siècle à l’occitan languedocien qui connaissait de "bernat l’ermito".

Le mot "bernat" est probablement le nom propre "Bernard" qui était très employé à cette époque comme sobriquet pour désigner certains animaux. On parlait, par exemple, du "bernat-blanc" pour désigner le héron aigrette, du "bernat-pescaïre" (le bernat pêcheur) pour désigner le héron, du "bernat-pudent" (l’animal qui pue) pour désigner la punaise.

Quant à "l’hermite" ou plutôt "l’ermite" en français d’aujourd’hui, c’est ainsi tout naturellement celui qui s’introduit dans un logis vide pour y vivre en solitaire, comme un ermite.


Pourquoi les symboles monétaires comportent-ils deux barres ?

L’origine est le symbole du Dollar américain ou le U et le S de US Dollar étaient superposés. Par commodité on a conservé un S rayé de 2 barres verticales, reliquat des 2 barres verticales formant le U. Quant à Dollar, le mot est une déformation de Thaler, qui était l’unité monétaire utilisée au 15ème et 16ème siècle dans les pays germaniques.

Par analogie à l’US Dollar, l’Euro (que l’on a longtemps appelé Ecu ; appellation abandonnée sous la pression de nos voisins allemands car péjorative ) a été stylisé avec 2 barres horizontales pour accentuer l’aspect financier de l’unité de mesure.


Pourquoi mettre un ’s’ au mot Pâques ?

Le terme "Pâque" vient de l’hébreu "pessah" signifiant "passage" et désigne la fête instituée par Moïse pour rappeler le passage de la Mer Rouge par les Juifs lorsqu’ils quittèrent l’Egypte.

Survenant en général dans le courant du mois d’avril, cette fête doit rappeler la libération des Hébreux de l’esclavage d’Egypte vers le milieu du 2e millénaire avant l’ère chrétienne.

Du latin Pascua , Pâques est pluriel depuis le XVIe siècle, époque à laquelle le singulier a désigné la fête juive et le pluriel la fête chrétienne.


Pourquoi un biscuit s’appelle-t-il ainsi ?

L’origine du mot biscuit vient du temps des marins au Moyen-Age. Pour pouvoir manger à leur faim pendant leurs longues traversées les marins emportaient de la farine, de l’eau et des oeufs pour pouvoir cuisiner à bord. Ils cuisinaient donc une pâte à base de farine d’eau et d’oeufs frais, et cuisaient celle-ci deux fois pour que le biscuit supporte le voyage sans être abîmé. Ils ont donc appellé cela Bis-cuit .

A noter qu’on appellle aussi "biscuit" de petites statuettes que l’on fabriquait à partir du 17e siècle, qui étaient de couleur blanche, quelquefois légèrement nacrées, très rarement polychromes, et qui représentaient un ou plusieurs personnages faisant souvent partie de la bourgeoisie de l’époque. Ces statuettes représentent souvent des groupes de personnages, lors d’une scène de vie mais on voit parfois aussi de simples bustes. On en voit encore dans les brocantes et galeries d’arts. Les biscuits sont assez recherchés mais sont rarement en excellent état. Elles étaient aussi cuites deux fois...


Pourquoi met-on un ’s’ aux noms Jacques, Gilles et Charles ?

Ce "s" vient de la forme latine de ces noms propres. Quelle que soit l’origine lointaine de chacun de ces noms, le grec, l’allemand ou autre, ils ont tous étés latinisés à un certain moment. Gilles était Aegidius, Jacques était Jacobus ou Jaconus, Georges était Georgius, Charles était Carolus.

En français, on a gardé le « s » à la fin de la forme latine. Quand il s’agit des prénoms, les auteurs ont respecté la règle du « s » à la fin. Par contre, quand on utilise ces mots comme noms de famille, les façons de l’écrire varient.


Pourquoi le mot bonbon s’écrit-il sans ’m’ devant le ’b’ ?

La règle du « m » devant un « p » et un « b » existe bel et bien mais ne s’applique pas à bonbon. Pour comprendre l’orthographe d’un mot, il faut connaître son étymologie.

D’où vient le mot bonbon ? Contrairement à la majorité des mots qui forment la langue française, bonbon n’a pas de racine latine. Il vient de la répétition d’un adjectif (bon). Quand on demande aux enfants : C’est bon ? Ils répondent bon...bon.

Le mot bonbon est donc emprunté au langage des enfants. Les mots qui obéissent à la règle du « m » avant le « b » ont une histoire différente du mot bonbon. Ces mots, comme la plupart des mots français, ont une origine latine. Par exemple, le mot bombe a été emprunté en 1640 au mot italien bomba qui vient lui-même du mot latin bombus.


Pourquoi compte-t-on la vitesse des bateaux en ’noeuds’ ?

Un noeud est la vitesse qui correspond à 0,514 mètres par secondes soit 1,852 km/h ou encore un mile par heure. Cette unité n’est utilisée que pour la navigation, maritime ou aérienne. Mais pourquoi un noeud ? A la naissance de la marine, les marins étaient incapables de calculer une distance sur l’eau, et le kilomètre n’existait pas. Ils étaient donc incapables de calculer la vitesse de leur navire.

Les marins eurent alors l’idée d’attacher à la poupe une corde pourvue de noeuds à intervalles réguliers, tous les cinquante pieds. Quand le bateau est à l’arrêt, la corde tombe verticalement, et ne laisse voir aucun noeud hors de l’eau. Plus le navire accélère, plus la corde s’élève à l’horizontale sous l’effet de la vitesse. Donc, plus le bateau allait vite, plus on voyait de noeuds hors de l’eau que l’on comptait pour indiquer une vitesse théorique.


Pourquoi le tennis porte-t-il ce nom ?

Le mot "Tennis" tel qu’on le connait est en fait l’abréviation d’un mot anglais : "Lawn-tennis" (1836).

Lawn signifie "pelouse". Et tennis vient de l’anglais "tenetz", phonétiquement [téniz], venant lui-même du français "tenez", exclamation employée par le serveur lançant la balle.

Quant à "tennisman", le mot est anglais et fait son apparition fin XIXe siècle. Cela date de la lointaine époque du jeu de paume, l’ancêtre du tennis. On se renvoyait alors la balle à la main (à la paume !).


Pourquoi les points sur les i ?

Depuis l’époque romaine, les écrits étaient rédigés en lettres capitales (majuscules), sans séparation entre les mots. Progressivement apparurent les minuscules mélangées aux majuscules (l’onciale). Nous devons nos lettres minuscules "codifiées" (et la séparation des mots) à Charlemagne qui imposa l’écriture en caroline minuscule à tout son empire vers l’an 800. Et il n’y avait pas de point sur les i !

Très lentement, l’écriture, qui consistait surtout en des copies et recopies fastidieuses de textes religieux, évolua vers le gothique en perdant tous ses arrondis. Elle se rigidifia, se simplifia tellement qu’elle devint de plus en plus illisible et qu’au XIVe siècle les copistes devaient mettre un petit repère pour pouvoir reconnaître la lettre i (voir l’exemple typique de offerimus ci-contre). Ce repère devint par la suite un trait à 45°. Ce principe fut repris dans l’écriture humanistique qui est à la base de nos caractères actuels. Finalement, le trait à 45° se simplifia en un point.


Pourquoi le ’@’ ?

@ : ce signe est désormais mondialement connu dans le domaine de l’informatique et plus particulièrement sur le net. Mais les moines copistes du Moyen Age étaient loin d’imaginer ce succès lorsqu’ils l’inventèrent comme abréviation graphique de la préposition latine ad (à, vers). Le d à cette époque était un rond terminé par une courbe vers la gauche. Il est appelé par certains "a commercial" car il était utilisé il y a quelque temps dans des expressions comme : 1 kg de pommes @ 3 F 50 (1 kg de pommes à 3 F 50). Mais la plupart des dactylos ne surent jamais la raison de sa présence sur le clavier. Son nom réel français est "arobase" tandis que les Anglais l’appellent "at" (traduction littérale du ad latin).

le nom "arobase" a également une origine : Au moyen âge, les imprimeurs rangeait leurs lettres dans un meuble qui s’appelait la casse (d’où d’ailleurs la notion de "changement de casse" dans les logiciels de traitement de texte) ; en haut, ils disposaient les majuscules (haut de casse) et en bas les minuscule (bas de casse). Par ailleurs, le A s’écrit en minuscule de 2 manières : a et @ ; le second était le "a rond". Donc, @ est un "a rond bas de casse" qui, avec la déformation dans le temps est devenu "arobase".


Pourquoi le nom des jours ?

Dans l’antiquité, les seuls astres visibles (à l’œil nu, puisque qu’il n’y avait pas de téléscope) en dehors des étoiles étaient au nombre de 7. Les Romains les nommèrent : Soleil, Lune, Mars, Mercure, Jupiter, Vénus et Saturne. Et ils attribuèrent un jour à chacun, ce qui détermina la semaine de 7 jours. Soleil : Solis dies : dimanche Lune : Lunae dies : lundi Mars : Martis dies : mardi Mercure : Mercurii dies : mercredi Jupiter : Jovis dies : jeudi Vénus : Veneris dies : vendredi Saturne : Saturni dies : samedi

Mais ultérieurement, dans les pays latins, l’église catholique modifia ces appellations pour : le samedi : Sambati dies (jour du sabbat) le dimanche : dies dominica (jour du seigneur) La langue anglaise notamment a conservé l’appellation originale du samedi (saturday) et du dimanche (sunday).


Pourquoi Do Ré Mi Fa Sol La Si Do ?

Nous devons cette appellation des notes au moine toscan Guido d’AREZZO (995–1050) qui, par son génie, a rendu possible de fixer la hauteur exacte des sons et de leur donner un nom, en prenant la première syllabe des sept premiers vers de cet hymne à saint Jean : UTqueant laxis REsonare fibris MIra gestorum FAmuli tuorum SOLve polluti LAbii reaturn Sancte Iovannes Le "SI" (Sancte Iohannes) n’est arrivé qu’au XVIe siècle grâce à Anselme De Flandres. En 1673, l’Italien BONONCINI remplaça "UT" par "DO" qui est de meilleure sonorité.


Pourquoi ’soixante-dix’, ’quatre-vingts’, ’quatre-vingt-dix’ ?

Au Moyen Age, on avait coutume en France de compter de vingt en vingt. Aussi trouvait-on les formes vint et dis (30), deux vins (40), trois vins (60), etc. Saint-Louis fonda, par exemple, l’hospice des Quinze-vingts (des 300 aveugles). Ce système, dit « vicésimal », était utilisé par les Celtes et par les Normands, et il est possible que l’un ou l’autre de ces peuples l’ait introduit en Gaule. Dès la fin du Moyen Age, les formes concurrentes trente, quarante, cinquante, soixante se répandent victorieusement. Pourquoi l’usage s’arrête-t-il en si bon chemin ? Aucune explication n’est vraiment convaincante. Peut-être, tout simplement, a-t-on éprouvé le besoin de conserver la marque d’un « calcul mental » qui aurait été mieux adapté aux grands nombres (70=60+10, 80=4x20, 90=80+10). Reste la part du hasard et de l’arbitraire, avec laquelle tout spécialiste de la langue sait bien qu’il lui faut composer...

C’est au XVIIe siècle, sous l’influence de Vaugelas et de Ménage, que l’Académie et les auteurs de dictionnaires ont adopté définitivement les formes soixante-dix, quatre-vingts, quatre-vingt-dix au lieu de septante, octante, nonante. Il est à noter pourtant que les mots septante, octante, nonante figurent dans toutes les éditions du Dictionnaire de l’Académie française. Encore conseillés par les Instructions officielles de 1945 pour faciliter l’apprentissage du calcul, ils restent connus dans l’usage parlé de nombreuses régions de l’Est et du Midi de la France, ainsi qu’en Acadie. Ils sont officiels en Belgique et en Suisse (comme en outre, dans ce pays, huitante). Rien n’interdit de les employer, mais par rapport à l’usage courant en France, ils sont perçus comme régionaux ou vieillis.


Pourquoi le mot ’bissextile’ ?

En 46 av. J.C., Jules César, conseillé par l’astronome égyptien Sosigènes (qui avait calculé que l’année effective était de 365 jours et 6 heures) réforma le calendrier pour en arriver à une année de 365 jours sauf une année de 366 jours tous les 4 ans. Ce jour supplémentaire était ajouté après le 24 février. Mais les Romains comptaient à rebours et appelaient ce 24 février sexto ante calendas martii (sixième jour avant le 1er mars). Le jour supplémentaire s’appela donc logiquement bis sexto ante calendas martii (le deuxième sixième jour) d’où le nom d’année bissextile. Ce jour supplémentaire fut attribué au mois de février qui était le dernier de l’année chez les romains, car néfaste. L’origine du mot bissextile vient de la façon dont César adopta la réforme : en fait, plutôt que d’ajouter un jour à la fin du mois de février pour en faire un mois de 29 jours, c’est le 24e jour qui fut "doublé"


Pourquoi porte-t-on des noms de famille ?

Dans les sociétés les plus anciennes, les noms de famille n’existaient pas. Pour savoir de qui on descendait, pour marquer sa parenté, on joignait le nom de la mère au prénom : André fils de Marie, Claire fille de Marthe (matriarcat).

Les sociétés ont ensuite changé et se sont mises à marquer la parenté par rapport au père. Ce qui donna simplement : Albert à Paul, ou Léontine, fille de Marcel. L’idée du nom de famille tel qu’on le connaît aujourd’hui nous vient de l’Égypte. Le nom de famille était utilisé pour les Pharaons ou les gens d’élite. Les Pharaons avaient donc un nom et un prénom. Ramsès était le nom de famille. Ramsès I avait comme prénom Ouser-Maat-Rê-Setep-N-Rê.

Ce sont les Romains qui, les premiers, ont donné à tous un prénom et un nom. Les Romains utilisaient le lien de parenté avec le père (pratique pour savoir à qui irait l’héritage). Cette tradition s’est rendue jusqu’à notre civilisation et, en Occident, les noms de famille sont apparus graduellement à la fin du Moyen Age (XVe siècle).


Pourquoi le mot ’ambulance’ est-il écrit à l’envers sur le capot ?

Celui qui me répond "c’est pour que ce soit lu depuis le ciel par les hélicoptères !" peut sortir immédiatement ! Non, c’est bien évidemment pour que ce mot soit lu à l’endroit dans le miroir du rétroviseur de la voiture qui précède l’ambulance. Tout simplement.


Pourquoi dit-on ’allo’ quand on répond au téléphone ?

Chaque langue a un mot d’introduction de la conversation téléphonique. Le plus marrant est sans doute le "Moshi Moshi" japonais.

En français, le fait de répondre « allo » provient d’un francisation du "hello" américain. C’est Thomas Edison, l’inventeur du télégraphe et du phonographe (mais pas du téléphone !) qui fut le premier à utiliser ce "hello" au téléphone. Notons qu’il est aujourd’hui officiellement reconnu que c’est l’italien Antonio Meucci qui inventa le téléphone en 1871 et non Graham Bell.


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Lien : Pourquois.com

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