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Les effets du cannabis sur la santé
mardi 18 mai 2010, par
Le cannabis est la drogue la plus consommé en France. Quels en sont les réels effets ? En 2001 déjà, un rapport d’experts faisait le point sur les effets supposés ou avérés de cette drogue sur la santé.
Il existe aujourd’hui une quantité substantielle de propagande, fausse science, et désinformation au sujet du cannabis ; à la fois des partisans du cannabis et de ses opposants. Existent également des contraintes légales et politiques sur la recherche liée au cannabis. Bien que de nombreuses études impliquant le cannabis sont contradictoires, certains effets sanitaires sur le corps et le mental ont été déterminés. Cet article utilise une diversité de sources crédibles, essentiellement des articles venant de revues médicales internationales à comité de lecture mais aussi de rapports scientifiques, de livres, de sites web et de magazines, pour établir une vue d’ensemble clairement documentée associée à l’usage du cannabis.
Le cannabis a des effets psychologiques et physiologiques sur le corps humain. Les effets du cannabis sont causés par les cannabinoïdes, particulièrement le tétrahydrocannabinol (mieux connu sous son acronyme THC). Cinq pays européens, le Canada, et treize États américains ont autorisé l’usage médical du cannabis pour traiter les cas de nausée et de douleurs, ainsi que pour atténuer les symptômes de maladies chroniques, en dépit du fait que le cannabis est toujours prohibé par le gouvernement fédéral américain. Les effets aigus, c’est-à-dire lors de l’emprise du cannabis, peuvent inclure l’euphorie, l’anxiété, perte temporaire de mémoire à court terme, et des effets de circulations qui peuvent augmenter les risques d’attaques cardiaques et d’infarctus. Malgré cela, l’usage chronique n’est pas lié à des facteurs de risques cardiovasculaires, comme des niveaux de triglycérides ou de pression artérielle, d’après ce que nous démontre des suivi longitudinaux. Beaucoup d’intérêt est porté aux potentiels effets à long terme que pourrait causer la consommation de cannabis, notamment concernant l’hypothèse d’une croissance des risques de schizophrénie, de troubles bipolaires, et de dépression. Mais le facteur de causalité entre l’usage de cannabis et le développement de ces troubles est toujours à disputer.
Effets psychoactifs
Les effets psychotropes du cannabis sont subjectifs et peuvent varier de personne en personne, ainsi que de cas en cas. Parmi les effets témoignés, on peut trouver un état modifié de conscience, l’euphorie, des sentiments de bien-être, de relaxation ou de réduction de stress, une appréciation accrue pour l’humour, la musique ou l’art, de la gaieté, de la métacognition et de l’introspection, une amélioration de mémoire (mémoire épisodique), une sensualité plus accrue, une augmentation de désir sexuel, des pensées créatives ou philosophiques, perturbation de la mémoire linéaire, de la paranoïa ou encore de l’anxiété.
Effets physiologiques
Certains des effets de la consommation de marijuana incluent l’augmentation du rythme cardiaque, sécheresse de la bouche, rougeurs oculaires (dilatation des vaisseaux sanguins de la conjonctive), une réduction de la pression intraoculaire, un dysfonctionnement modéré des facultés motrices et de la concentration, et augmente la faim. Lors d’une électroencéphalographie, on observe des persistances d’onde alpha de fréquence légèrement plus basses que la normale. Le cannabis produit également beaucoup d’effets subjectifs, tels qu’une plus grande jouissance du goût de la nourriture et des arômes et une jouissance avancée de la musique et de la comédie. À plus hautes doses, le cannabis peut provoquer des distorsions marquées des perceptions du temps et de l’espace, de la proprioception, ainsi que des hallucinations auditives et/ou visuelles (ressemblant à un rêve éveillé), de l’ataxie du fait de impairment sélectif de réflexes polysynaptiques, et de dépersonnalisation. La marijuana plus communément soulage les tensions et provoque des effets euphorisants. Une liste plus complète de ses effets est disponible dans l’article : cannabis médical.
Les aires cérébrales à forte densité de récepteurs cannabinoïdes correspondent aux effets comportementaux produits par les cannabinoïdes. La recherche animale a montré que le potentiel de dépendance psychologique aux cannabinoïdes existe, et inclut des symptômes de retrait en douceur. Bien que n’étant pas aussi sévère que les dépendances à l’alcool, à la héroïne, ou à la cocaïne, le retrait à la marijuana est habituellement caractérisé par des insomnies, une sensation de fatigue, une perte d’appétit, une irritabilité, une angoisse...
En 1998 , un rapport gouvernemental français commissionné par le secrétaire d’État à la santé, Bernard Kouchner, et dirigé par le Dr. Pierre-Bernard Roques, classa les drogues d’après leur addictivité et neurotoxicité. Il plaça l’héroïne, la cocaïne et l’alcool dans les catégories les plus addictives et les plus mortelles ; la benzodiazépine, les hallucinogènes et le tabac dans la catégorie intermédiaire, et le cannabis dans la dernière.
Effets sur la reproduction
Il a été montré que l’administration de hautes doses de THC aux animaux abaisse leur niveau de testostérone dans le sang, affecte la production de sperme, la mobilité et la viabilité des spermatozoïdes, affecte le cycle d’ovulation, et réduit la production d’hormones gonadotropes. Des tests ont montré que les spermatozoïdes exposés à de hauts niveaux de THC commencent à se mouvoir de manière anormale, et sont moins capables de s’attacher à un œuf de manière à le fertiliser. Ceci est modéré par des rapports contradictoires selon lesquels la tolérance pourrait se développer à ces effets. D’après le 1997 Merck Manual of Diagnosis and Therapy, les effets sur la fertilité dus à la consommation de cannabis seraient incertains. La recherche a montré que le sperme humain contient des récepteurs qui sont stimulés par des substances comme la THC et d’autres produits chimiques du cannabis. La consommation de marijuana durant la grossesse a été corrélée, dans certains cas, à des cas de poids faibles à la naissance des bébés mais le lien entre cannabis et les complications de naissance est questionné par la communauté scientifique.
Effets sur la santé mentale
Manque de motivation au travail ou incapacité à faire la moindre chose demandant un effort. Concentration dilatée : capacité temporelle, à rester concentré, améliorée Les récepteurs les plus nombreux dans le cerveau humain sont les recepteurs du cannabis. Ceci ne correspond pas à la production de cannabis endogène par le corps humain. Actuellement nous ne savons pas pourquoi ces récepteurs se trouvent en si grand nombre, mais nous savons que le système endocannabinoique est impliqué dans de nombreuses fonctions vitales du corps humain.
Les chercheurs ont découvert récemment que les cannabinoides et le système endocannabinoique sont impliqués dans la modulation du système dopaminergique. Le dérèglement de celui-ci est présent chez de nombreuses pathologies : schizophrénie, syndrome de Tourette, TDAH (trouble Déficitaire de l’Attention / Hyperactivité). De plus en plus de chercheurs croient dans le potentiel de ces nouvelles molécules, les cannabinoides, pour soigner des maladies traitées aujourd’hui avec des médicaments qui agissent directement sur le système dopaminergique avec des effets secondaires parfois significatifs.
Effets comportementaux
L’amélioration du comportement a été constaté par de nombreux médecins et patients concernant les troubles de concentration avec ou sans hyperactivité (TDAH). Cette pathologie est inscrite dans les conditions traitables par le cannabis.
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